ART | EXPO

Œuvres récentes

02 Fév - 01 Mar 2017
Vernissage le 02 Fév 2017

L’exposition « Œuvres récentes » présente à la galerie Maïa Muller, à Paris, des peintures de Vincent Bizien. Qu’elles utilisent l’huile, l’acrylique, la gouache ou l’aquarelle, ces œuvres parfois hermétiques mettent en lumière la sombre complexité humaine.

L’exposition « Œuvres récentes » à la galerie Maïa Muller dévoile les dernières peintures de Vincent Bizien. Des tableaux à l’huile, à la gouache ou à l’aquarelle, sur toile ou sur papier, qui se nourrissent de la complexité de l’humain et du réel.

Des tableaux qui mêlent les images, les matières et les significations

Les peintures de Vincent Bizien apparaissent comme des assemblages d’éléments disparates dont le résultat appartient malgré tout à la figuration. Dans la toile intitulée Autoconstruction, une association de formes plus ou moins géométriques et de diverses couleurs forme une figure humaine difforme, dont la tête est posée à l’envers. L’œuvre Disparate demain gauche est une composition à l’encre et à la gouache sur papier où plusieurs mains gauches se mêlent à différents éléments (des têtes, un vase rempli de fleurs fanées…) dans un style cubiste.

Cette œuvre est représentative du travail de Vincent Bizien par la façon dont à la fois sa composition, les matériaux utilisés et son titre explorent les associations et télescopages d’images, de matière, de significations. Les créations de Vincent Bizien puisent leur matière dans le flux d’images que sont les médias, Internet, les photographies d’inconnus vendues sur les brocantes, les films ou encore la mémoire individuelle. Elles rendent compte d’un chaos visuel et sémantique dans lequel la démarche de l’artiste consiste à opérer un choix. Ce choix reflète alors un chaos intérieur et la collection de tableaux forme une constellation qui reconstitue l’histoire personnelle de l’artiste.

Les tableaux de Vincent Bizien reflètent la complexité humaine

L’enfance est un sujet récurrent des peintures de Vincent Bizien. Dans un tableau de la série Cosmétique, un personnage se balance sur un cheval de bois. Entre photographie et peinture, l’œuvre associe une occupation enfantine à des éléments qui en brisent l’innocence : le corps du personnage est celui d’une femme adulte, chaussée de sandales à talon, son visage est caché par des dessins représentant un masque au nez démesurément long et une chevelure semblable à une crinière, tandis que la tête du cheval est barbouillée de peinture blanche qui la rend méconnaissable. Ce n’est pas une vision sereine de l’enfance qui s’affiche mais au contraire celle d’une période marquée par une forme de cruauté, par l’ouverture à un imaginaire faits de peurs, de monstres, de chimères et de démesure.

Les peintures de Vincent Bizien plongent dans la complexité humaine et se nourrissent de ses aspects potentiellement inquiétants. Elles illustrent de façon parfois hermétique les confrontations entre les individus, entre l’humain et l’animal ou encore avec la mort.