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Objets Protecteurs

04 Mai - 29 Mai 2010
Vernissage le 04 Mai 2010

Les objets protecteurs d'Evgueny Antufyev sont des cocons, des «êtres» de chiffons créés pour protéger du monde extérieur. Les tissus usés, vieux bouts de vêtements encore «habités» par leurs anciens propriétaires se transforment en poupées étranges, embryons d'un petit peuple d'êtres zoomorphes ou anthropomorphes.

Communiqué de presse
Evgueny Antufyev
Objets Protecteurs

Evgueny Antufyev, jeune artiste originaire de Sibérie, prix Kandinsky 2009, expose pour la première fois en France. «Objets protecteurs», une exposition d’objets de tissus, de broderies et d’installations qui nous parlent de la terre utérine, du lien perdu entre l’homme et la nature.

«Il faut comparer le cœur à un lieu où jamais la lumière ne brille, et le cacher plus encore que les parties les plus intimes du corps. Parce que la véritable honte réside dans le cœur, et si on l’ouvre, tout le monde rira de lui», Ilia Massodov.

Evgueny Antufyev est né à Touva, république bouddhiste et chamaniste du sud de la Sibérie. Un territoire isolé, entouré de montagnes et de frontières closes que seules deux routes relient à la Russie. Touva, l’image parfaite de la terre utérine, là où on l’on peut «dormir dans le noir comme un embryon». Imprégné de cet espace métaphysique complexe, l’artiste a édifié son propre système de repères dans sa relation avec le monde.

Les objets protecteurs d’Evgueny Antufyev sont des cocons, des «êtres» de chiffons créés pour protéger du monde extérieur. Les tissus usés, vieux bouts de vêtements encore «habités» par leurs anciens propriétaires se transforment en poupées étranges, embryons d’un petit peuple d’êtres zoomorphes ou anthropomorphes, dont les expressions parfois terrifiantes ne cherchent qu’à écarter la peur.

Ses installations, «mandala» d’objets hétéroclites, assemblent des petits «trésors» d’enfant, des fleurs, des insectes, des bouts d’os, des crânes d’animaux sauvages, des dents. L’objet devient mémoire physique, d’un lieu, d’un moment. Il les ordonne de façon à recréer une harmonie , un équilibre. «J’ai l’impression, dit-il, que si on met tous les objets à la bonne place, alors il doit obligatoirement se passer quelque chose… alors tout se remet dans le bon ordre, dans la vie, partout… il suffit juste de choisir les bons objets et de les placer.»

Des objets «investis», par lesquels Evgueny Antufyev crée un entourage sacré mêlant sa famille et sa terre, un chemin de retour vers la matrice perdue, le monde idéal, là où la peur n’existe pas.

critique

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