ART | EXPO COLLECTIVE

Nouvelles vagues

11 Nov - 22 Jan 2017
Vernissage le 11 Nov 2016

L’exposition « Nouvelles vagues » au Carré d'Art - Musée d'art contemporain de Nîmes met à l’honneur l’art de la gravure à travers les réalisations de vingt-cinq artistes contemporains. De la xylographie à l’impression numérique, toutes les techniques de la gravure sont représentées.

L’exposition « Nouvelles vagues » au Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes rassemble les créations de vingt-cinq artistes autour de la gravure.

Refléter la variété des techniques de gravure

Les œuvres – une par artiste – sont réalisées à l’aide de plusieurs des principaux procédés relevant de la gravure. L’exposition reflète ainsi la variété de techniques qui permet à cette pratique de s’adapter à une grande variété d’inspirations, de sensibilités et de démarches et de générer un large éventail de résultats.

L’exposition est le fruit d’une commande effectuée dès 2010 par le Centre national des arts plastiques à vingt-cinq artistes contemporains. Chargés de la réalisation d’œuvres d’art imprimé, des personnalités majeures de l’art contemporain et de jeunes artistes émergents ont ainsi eu l’occasion d’explorer ce champ particulier de l’image reproductible qu’est la gravure en s’appropriant les techniques, des plus traditionnelles aux plus modernes. Chaque artiste a visité les ateliers d’estampes et les imprimeries d’art pour choisir ses collaborateurs, avant de réaliser son œuvre suivant la méthode de son choix : xylographie, taille-douce, eau-forte, sérigraphie, lithographie, pochoir, héliogravure ou impression numérique.

De la xylographie au tirage numérique

L’œuvre Partition pour Baris de Xavier Antin, imprimée à l’aide de pigments naturels sur papier marbré s’inspire des « glitch », les erreurs d’impressions qui peuvent survenir dans les tirages numériques. Des pigments de couleur en suspension à la surface d’un récipient rempli d’eau et gélatine ont été transposés sur des feuilles de papier. Les multiples exemplaires aux motifs légèrement différents confrontent l’erreur numérique à la technique artisanale du papier marbré.

Chez Laureline Galliot, l’impression pigmentaire renvoie au dessin sur Ipad qu’elle pratique habituellement. En reproduisant l’intensité lumineuse et les contrastes de l’écran pour réaliser un autoportrait, elle souligne le caractère intrinsèquement opaque de l’identité, en opposition au culte de la transparence.

L’œuvre Juillet d’Hippolyte Hentgen, une sérigraphie sur plexiglas, utilise une photographie en noir et blanc empreinte de souvenirs d’enfance qui est recouverte de mains de personnages de Disney et d’autres motifs tirés de cet univers. Fiction et réalité se mêlent pour reconstituer la mémoire de l’enfance.