ART | EXPO

Nos belles différences

25 Août - 14 Oct 2017
Vernissage le 25 Août 2017

L’exposition « Nos belles différences » à la galerie marseillaise Porte Avion rassemble des œuvres de Sylvain Ciavaldini : dessins à l’encre ou à la gouache sur papier, ou acrylique sur héliogravure forment un ensemble ouvert à la manipulation et à l’hybridation qui explore la forme et la création artistique.

L’exposition « Nos belles différences » à la galerie Porte Avion, à Marseille, réunit des œuvres de Sylvain Ciavaldini. Dans le cadre du Salon de dessin contemporain, des dessins et peintures réalisés sur héliogravures poursuivent une recherche aux multiples facettes autour de la forme et de la création artistique.

Sylvain Ciavaldini explore la forme et la création artistique

La pratique de Sylvain Ciavaldini se nourrit de la nature imprévisible, mouvante et variée de la forme. Elle la retranscrit à travers une création elle aussi plurielle, qui mêle sculptures, installations et dessins. Œuvres en deux dimensions et en volume construisent un répertoire marqué par la dichotomie où s’opposent contrôle et lâcher-prise, conscience et inconscience, normal et anormal, ordre et chaos, connu et inconnu…

Les œuvres de Sylvain Ciavaldini reposent sur un travail préalable de collecte d’images dans des journaux, et magazines, des livres ou sur Internet. De cette recherche naît une banque de formes et de sujets que le plasticien associe et organise ensuite au gré de sa réflexion sur la création de formes et d’idée que constitue l’acte artistique.

Une pratique fondée sur la manipulation et l’hybridation

Le développement de la forme est au cœur de la démarche de Sylvain Ciavaldini qui sonde ses innombrables possibilités de variation, de multiplication, de modification et d’hybridation. Les images qu’il isole du flux iconographique qui caractérise notre époque sont projetées sur le papier ou dans l’espace. Ainsi l’exposition présente-t-elle plusieurs héliogravures sur lesquelles ont été ajouté des dessins à l’encre et à l’acrylique.

Pour l’œuvre Les idoles apprivoisées #7, réalisé en 2016, une structure géométrique bleue est dessinée sur une reproduction en noir et blanc du tableau La Leçon de lecture peint vers 1652 par Gerard ter Borch, de telle façon que la femme portraiturée semble tenir entre ses mains cet élément. Dans l’œuvre L’Hôtel de Soubise montre le chemin, des vues de ciel bleu parsemé de nuages sont peintes dans l’ouverture des fenêtres sur une gravure représentant cet hôtel parisien. Par la manipulation et l’association d’idées et de formes, Sylvain Ciavaldini engage une réflexion sur la création artistique et offre au regard et à l’imagination d’infinies perspectives.