ART | EXPO

Ne rien faire, mais que rien ne soit pas fait

12 Juin - 26 Juil 2008
Vernissage le 12 Juin 2008

Grégoire Bergeret nous plonge ici dans divers processus qui modifient les modes de perception de notre environnement. La distance que l’artiste tient avec le spectateur installe un certain trouble, que ce soit dans un papier-peint ou dans un dessin minutieux.  

Ne rien faire, mais que rien ne soit pas fait

Pour sa première exposition personnelle à la Galerie Claudine Papillon, Grégoire Bergeret nous plonge dans divers processus qui modifient les modes de perception de notre environnement, de notre entourage direct ou lointain.

Notre vision est d’abord troublée par un papier-peint dont le motif semble irrégulier tout en respectant une trame. C’est également selon une grille précise, une grille de jeu de neuf lignes par neuf lignes, soit quatre vingt une intersections, qu’il dispose des agrumes carbonisés. De leur acide citrique et de leurs couleurs vives, il ne reste qu’une essence de forme légère, dure et noire. Le temps géologique accéléré par le climat d’un four très chaud leur donne un aspect de fossile carbonifère.

Une idée de la guerre est évoquée à travers l’explosion d’une bombe dans de grands dessins informatiques où il reprends le travail de vaporisation en particules du réel par un obus, en dessinant pixel après pixel des explosions évanescentes. Ailleurs une sculpture en bande magnétique vidéo, « Ad plures ire II », évoque la désuétude et la dématérialisation rapide des supports de l’information.

« Je cherche à ce que les différences dues à l’hétérogénéité de ma pratique se situent dans un espace où les liens deviennent sensibles. À la suite de diverses manipulations, les objets, les images tendent à quitter leur famille de référence. Mes images sont traitées en haute-fidélité, même si elles apparaissent comme illisibles, voire invisibles. En fait elles font des infidélités mais surtout à l’idée de l’image comme contenu directement identifiable. Cette exposition, en invitant à une réflexion contemplative sur ce qu’il peut rester de réel d’un événement, aborde notre rapport au monde, rendu indirect et discontinu par la totalité des informations qui nous parviennent ».

Grégoire Bergeret – né en 1980, vit et travaille actuellement à Bruxelles. En 2005, il obtient son Diplôme national d’expression plastique de l’Ecole des Beaux-Arts d’Annecy. La même année, il participe à l’exposition collective « En cours de Travaux/ Travaux en cours » au Musée d’Art moderne de Saint-Etienne et séjourne à Chalon sur Saône dans le cadre d’une résidence, « La vie des Formes », avec le soutien de Mark di Suvero.

Il a exposé à la Galerie Claudine Papillon dès 2006 avec une sélection d’œuvres dans une exposition de jeunes artistes « Une autre histoire ». Il montre son travail dans diverses expositions collectives notamment à la Générale dans (F)lux et dans Mulhouse 006, La création contemporaine issue des écoles d’art européennes.

critique

Ne rien faire, mais que rien ne soit pas fait

AUTRES EVENEMENTS ART