ART | EXPO

Sans motif apparant

16 Mar - 28 Avr 2018
Vernissage le 15 Mar 2018

L’exposition « Sans motif apparant » (sic) à la Maison des Arts, à Châtillon, rassemble des sculptures de Nathalie Elemento : des pièces de mobilier revisitées qui révèlent la dimension affective de l’environnement domestique et mettent à nu nos architectures intérieures.

L’exposition « Sans motif apparant » (sic) à la Maison des Arts de Châtillon présente des sculptures de Nathalie Elemento qui déconstruisent le mobilier et les objets qui nous entourent pour mieux refléter nos architectures intérieures.

« Sans motif apparant » (sic) : les sculptures de Nathalie Elemento revisitent le mobilier

En laissant les sculptures de Nathalie Elemento investir la Maison des Arts, l’exposition forme un écho au passé du lieu qui, il y a plus de vingt-cinq ans, sous le nom de Propriété Frémont, était habité. Les œuvres de Nathalie Elemento évoquent en effet toujours des pièces de mobilier, systématiquement déformées, détournées et contredites dans leur usage.

Nathalie Elemento mène une réflexion sur l’environnement domestique

Celle intitulée Le Banquet, est un assemblage de tables dont les rallonges et tiroirs ouverts s’imbriquent pour former un ensemble dépourvu d’utilité. Pour la sculpture Pause (rewind fw), une porte oblique dont un angle, touchant le sol, s’est replié, laisse entrevoir la pièce voisine par son ouverture bancale tranchée dans le mur. Un petit placard mural entrouvert porte la promesse d’Un coin tranquille

Nathalie Elemento explore notre « mobilier intérieur »

Les titres des sculptures de Nathalie Elemento révèlent la part d’humour et de poésie qu’elle mêle à sa réflexion sur l’environnement domestique. Plus que d’une réinvention de l’usage des objets quotidiens, il s’agit pour la plasticienne d’une matérialisation de leur dimension affective. A travers ces éléments de mobilier revisités, c’est notre « mobilier intérieur » qu’explore Nathalie Elemento, c’est à dire moins les meubles et objets qui nous entourent que ceux qui nous habitent, moins les architectures extérieures que les architectures mentales qui nous structurent.