ART | EXPO

Nage Icare

02 Sep - 07 Oct 2017
Vernissage le 02 Sep 2017

L’exposition « Nage Icare » à la galerie parisienne Maïa Muller dévoile des peintures sur tissu d’Hassan Musa. Références culturelles orientales et occidentales, mythes ou sujets d’actualité se télescopent pour dénoncer les dangers de l’universalisme et lui préférer les notions de commun et de partage.

L’exposition « Nage Icare » à la galerie Maïa Muller, à Paris, présente des peintures sur tissu d’Hassan Musa qui se nourrissent de symboles, de signes et de mythes pour revendiquer les différences culturelles et mettre en garde contre l’impérialisme occidental.

Des peintures sur tissu qui télescopent les cultures, les mythes, l’art et l’actualité

Les peintures d’Hassan Musa prennent toujours leur source dans un tissu imprimé dont le motif devient un élément central de l’œuvre à venir. Qu’il s’agisse d’une fleur, d’un fruit, d’un animal ou même d’une moto, cette image déclenche alors une réaction, inspirant au peintre une scène souvent créée autour d’un élément central.

Empruntant aux mythes, aux religions, à l’art, à l’actualité, ou à la politique, les œuvres d’Hassan Musa font appel à des références culturelles fortes, des stéréotypes ancrés dans la représentation et la mémoire collective. Ainsi nombre d’entre elles incluent des personnages comme Joséphine Baker, Oussama ben Laden, George W. Bush ou bien le peintre lui-même. Ces figures ou les scènes évocatrices d’événements précis sont mises en relation avec les motifs imprimés de façon à générer une confrontation troublante.

Hassan Musa rejette l’universalisme pour mieux promouvoir le commun

La peinture à l’encre sur textile intitulée Ophélia de Lampedusa est réalisée sur fond d’un décor fruitier qui est recouvert de multiples signes comme des symboles des Etats-Unis (le drapeau américain et la Statue de la liberté), une figure mythologique, des poissons et des éléments écrits portant des références cinématographiques. Elle évoque, par une allusion à la tragédie Hamlet de Shakespeare dans lequel se noie Ophélie, le drame des migrants qui tentent de franchir la Méditerranée.

En mêlant volontairement des références occidentales et orientales, Hassan Musa entend souligner les différences entre les cultures, non pour les opposées les unes aux autres mais pour les placer dans un dialogue pictural et physique qui préfère à la notion d’universalisme, corolaire de l’impérialisme occidental et de l’uniformisation, celle de commun et de partage.