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ART | CRITIQUES

Cliquer pour Agrandir l'image Kevin Appel, Carolyn Castano
L.A. : Remix
24 juin-22 juil. 2006
Paris 3e. Galerie Dominique Fiat
La galerie Fiat présente le dernier volet de sa trilogie californienne. Après l'exposition successive de deux générations d'artistes, «L.A. : Remix» confronte en une synthèse les œuvres anciennes et récentes d'artistes emblématiques des années 60 (Dennis Hopper, Ed Moses, Ed Ruscha) à celles de la jeune génération californienne, soulignant la persistance d'une liberté de pensée et d'action au service d'une création plastique inventive.
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Par Corinne Buchon

Deux grands dessins en technique mixte de Carolyn Castaño accueillent le visiteur. A Little Poison, tout en sensualité et féminité, représente à l'encre noire deux formes ovales reliées entre elles par un réseau extravagant d'arabesques qui semblent autant de bras graciles interprétant une danse orientale. Dans un effet très glamour, paillettes et strass noires et violettes, rehaussées de pierres précieuses rouges, viennent donner corps à ces formes généreuses; au gré de la composition des photographies de magazines de mode se prennent dans ces tentacules. Car derrière l'aspect séduisant, envoûtant, voire hypnotique de ce qui est montré, le danger guette. Quelques photos dissimulées çà et là posent le cadre de l'intrigue: dans un palais aux somptueuses mosaïques une femme en robe andalouse jaune s'apprête à égorger un bel hidalgo torse nu. On pense à Salomé qui, pour une danse, réclama la tête de Saint Jean-Baptiste. L'œuvre aérienne met en garde, tout en revendiquant sans vergogne le redoutable pouvoir de séduction de la femme.

La seconde œuvre, A Moorish Night, nous emmène au royaume des Mille et une nuits. Le visage d'une femme orientale côtoie des inscriptions arabes dessinées en paillettes violettes. Là encore règne une ambiance sensuelle et méditerranéenne, propice à l'évocation de la séduction et de l'élégance féminines.

Dans Houses and Timbers, Kevin Appel mêle acrylique, crayon, encre et collage sur papier. Trois habitations – une blanche, une verte, une bleue — réduites à l'état de cubes dessinés en perspective, sont réunies par un réseau de branches qui les traversent.
Dans une apparente anarchie elles entrent par la fenêtre de l'une, sortent par celle d'une autre, tout en imprimant une dynamique ascendante vers la gauche. On pense aux cabanes dans les arbres, mais ici rien de stable. Aucune horizontale, aucun plancher fiable, que des branches obliques qui «embrochent» ces frêles structures, les entraînant dans un assemblage forcé et chaotique, rendant toute habitation impossible.

La douceur des branchages et feuillages découpés, voire ciselés dans du papier blanc et beige, vient moduler les traits de crayon vert et bleu structurant les volumes et l'espace. L'effet de contre-plongée est suscité par l'oblique des branches et la présence très colorée des deux cubes dans la partie supérieure du dessin. Jouant des particularités contradictoires de l'architecture et de la peinture, il crée des tensions et suscite le désordre dans une œuvre très composée.

Traitée en marqueterie sur panneau marouflé sur toile, Bells représente des architectures plus complexes transpercées par des branches. Exécutée dans la règle de l'art, les incrustations diverses, choisies pour leur texture, leur imprimé, leur couleur, structurent l'espace et créent des trompe-l'œil. L'artiste ménage l'ambiguïté par des coulures en dessous d'une imitation le bois vernis pour suggérer qu'elle a été peinte.

Aux œuvres de Appel répond la célèbre série des Rooftops (1961-2004) de Ed Ruscha. Les quatre photographies argentiques noir et blanc prises du haut des toits de deux immeubles de Los Angeles soulignent la géométrie des paysages urbains et résidentiels en privilégiant une composition en obliques ou des cadrages en plongée.

Trois artistes explorent les limites entre abstraction et figuration. Tout d'abord Samantha Thomas, avec Radicle (radicule) et Nub (protubérance) proches de la peinture expressionniste abstraite, nous livre des paysages de couleurs et des champs de rhizomes.
Leurs formes serpentines font écho au quadrillage blanc, ample et gestuel de Bam-Bo (2004) d'Ed Moses. Le motif de la grille cher à l'artiste se détache sur un fond noir. Son léger liseré lumineux résulte de l'évidement plus ou moins large et profond du blanc qui sublime les couleurs inférieures ainsi révélées, rouge vif, noir, bleu-vert pailleté.
Deux petites photographies de graffitis de Dennis Hopper, Florence (Grey Wheel) (1996) et Amsterdam (Grey With White) (1998), captent des traces éphémères et énigmatiques laissées par l'homme.

Les élégantes créatures végétales Sans titre de Portia Hein aux cœurs jaunes proéminents sont comme des «fleurs cyclopes», à la fois attirantes et repoussantes. Leur forme stylisée traitée à l'aquarelle sur papier rend hommage aux maîtres asiatiques.
Un dessin de Carolyn Castaño, Sans titre, propose un spectacle plus confus par la densité des collages, des strass et paillettes. Au centre, un œil de femme, porte un regard voyeur sur des entrailles et des jambes féminines bottées et en talons.
Une grande aquarelle, Large Orange Figure, de Kim Mc Carty représente ...

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