logo
141115CracSeteArchipel
  AGENDA CRITIQUES  
parisART recherche un-e COMMERCIAL-e MOTIVE-e connaissant le marché de l'art
RECHERCHER


ART | CRITIQUES

Cliquer pour Agrandir l'image
Ed Templeton
The Essential Disturbance
03 oct.-17 nov. 2002
Paris 16e. Palais de Tokyo
À la fois graphiste, skateur professionnel et photographe, Ed Templeton propose une œuvre corporelle et violente ancrée dans la culture skate entre Sex, Drugs and Rock, entre intimité et exhibition. Où la culture urbaine du skate sature d'un coup l'espace du musée. 
fleche suivante1/2
Par Clément

Ed Templeton nous est présenté comme une des figures majeures de la scène skate internationale, à la fois graphiste et directeur de la Toy Machine Bloodsucking Skateboard Company, skateur professionnel et photographe immergé dans son sujet. Exposé au Palais de Tokyo, à deux roulettes d'un des spots parisiens les plus fréquentés, il nous fait entrer dans son univers mental, dans un monde où la triade Sex, Drugs and Rock possède encore toute sa pertinence.

Au milieu de l'espace dédié à The Essential Disturbance, trône une rampe de skate, peinte par l'artiste.
Nouvel objet emblématique d'une génération, et plus particulièrement des adolescents dont l'artiste dévoile le quotidien, la rampe remplace le lit au cœur de l'accrochage intime — Templeton se propose de recréer une chambre d'adolescent-type. Et désire faire état de sa mémoire personnelle.
Objet autour duquel tout se joue et tout se détermine, à l'intérieur du musée comme dans cet extérieur codifié auquel elle renvoie, la rampe est ce totem qui explique la «folie» et la «violence» des images qui l'entourent, qui conditionne les codes vestimentaires, qui justifie les blessures exhibées sur les images, comme autant de trophées de cette culture ici en représentation.

C'est donc à une plongée dans l'intime et le quotidien que nous sommes conviés, résultat de sept années de travail photographique et artistique d'Ed Templeton. Voir et lire le journal intime, à la fois fictif, exemplaire et brut, d'un skater élevé au rang de modèle.
Les murs du Palais de Tokyo sont traités comme ceux d'une chambre : personnaliser le white cube en y faisant figurer la culture skate.

Sur un fond vert, des nuages de couleurs et une pluie arc-en-ciel, inégalement répartis, constitue un arrière-plan qui, malgré sa fadeur, apparaît comme a priori plus poétique que les images qu'il soutient. Cette couche «naturelle» s'efface progressivement derrière les images-icônes accrochées serrées les unes contre les autres. La culture urbaine du skate sature d'un coup l'espace brut de la ville/du musée. Expression/vision de l'angoisse d'une existence qui tourne en rond: le mouvement du skate sur la rampe est celui du ressassement — la même scène apparaît souvent plusieurs fois — tandis que la vacuité est, peut-être, ce qui se dégage de ces portraits d'adolescents, de ces scènes du quotidien.

Par ailleurs, l'accrochage rappelle étrangement celui des expositions telles qu'elles étaient présentées il y a deux siècles, conduisant à un flou et un trop-plein favorables à l'impression d'ensemble. Images du temps officieuses devenues officielles quoique toujours choquantes, comme nous l'indique un panneau à l'entrée de l'exposition.
Au début non saturé, l'espace le devient progressivement en même temps qu'il se «flouise». Les murs et les images se mêlent, la pluie arc-en-ciel faisant office de relai. Le milieu skate s'approprie l'espace urbain/muséal et le détourne à ses propres fins.

Deux séries de photos, à part, semblent constituer le début de l'installation : l'une, encadrée, propose seize portraits de fumeurs; l'autre, tenue à un fil par des pinces à linge nous fait découvrir une ville, un couple qui s'embrasse. Voici les protagonistes de la scène skate, les sujets du travail de Templeton, les objets de l'art exposés, les éléments de la saturation à suivre.
Puis, le chaos prend forme. Le «Nothingness» s'installe en même temps que les supports se multiplient: peintures, photos, croquis, esquisses, dessins, fragments d'écriture… Chaque image appelle une histoire et contient toutes celles qui lui répondent dans cette volonté d'accumuler les preuves d'une existence, de diversifier la prise anecdotique sur le monde (entreprise semblable à la vocation du Palais de Tokyo ?)

Et c'est là justement que se dessine l'interrogation face à cette frénésie, à cette nouvelle Fureur de vivre. Où se situe la part du posé ? Quelle mesure de la «Real Life» ces documents nous donnent-ils à voir ?
Ni photo-reportage, ni recherche esthétique pour magazines spécialisés, le travail d'Ed Templeton peut alors se situer dans un entre-deux où la posture est une attitude, partie intégrante du quotidien. Accéder à la reconnaissance de ses pairs, adhérer aux codes de la culture skate.

Il s'agit de se montrer au risque/au plaisir de choquer et d'intriguer. Exhibition des blessures, monstration de la nudité, omniprésence des succédanés sexuels : la présence du corps, paradoxalement rendu par le flou des contours, est peut-être cette perturbation essentielle que vise le titre. A moins que celui-ci ne se réfère à l'étrange poésie que distillent ces images esquissées, proposées dans un Palais ...

fleche suivante1/2



ANNONCES


141215Le104Koning
ÉDITORIAL fleche_rouge
Snapchat. Le présent absolu
Avant l'existence des réseaux sociaux, les petits riens de la vie quotidienne des gens ordinaires n'avaient aucune valeur. Seuls les faits exceptionnels suscitaient l'intérêt et les scoops des photographes. Mais une logistique informatique puissante et hautement sophistiquée a changé la situation en élevant les faits dérisoires et futiles au rang de matière première d'une économie nouvelle basée sur un nouveau type de valeur, caractéristique de la société de l'information numérique :...
fleche Lire la suite
141204MacValTaniaMouraud
141120Limoges
141104Le104OrtizSpricigo


La Renaissance et le rêve, l’abandon du corps
Comment représenter l'état de sommeil qui permet d'accéder au rêve? Eléments de réponse avec l'exposition «La Renaissance et le rêve» au musée du Luxembourg, où il est question de corps, d'abandon et de visions.
fleche Lire la suite
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Le Ministère de l’éducation et de la recherche économise sur le budget de l’ESAV Toulouse: une pétition en ligne.
puce rouge  Direction de l’ENSA de Bourges, l’épilogue: Hilde Teerlinck se retire et publie un communiqué
puce rouge  Plateforme, menacée de fermeture en 2015
puce rouge  Coupes budgétaires: la biennale de Bourges annulée, la Scène Nationale d’Orléans dans le viseur. (MAJ)
puce rouge  Des étudiants en vente sur Ebay pour protester contre la fermeture de la Haute Ecole d'Art de Perpignan
puce rouge  A partir de 2016, le Centre Pompidou consacrera un espace d’exposition aux quatre finalistes du prix Marcel Duchamp
puce rouge  Exhibit B ne porte pas atteinte à la dignité de la personne humaine
puce rouge  Lancement du numéro zéro de la revue Facettes par 50° nord
puce rouge  L’hécatombe continue: le Wharf fermé, le Lieu Commun menacé, le Frac Normandie en suspens
puce rouge  La polémique «Exhibit B»: le théâtre Gérard Philippe et le CentQuatre face à la violence des protestations
puce rouge  Après le Forum, le CAC-Bretigny, La Panacée et Les Eglises menacés: l’hécatombe des lieux d’art.
puce rouge  Ce 22 novembre 2014, décès du photographe américain Lewis Baltz
DIAPORAMA

Stéphanie Cherpin, Orage l, 2013. Encre et crayon de couleur sur papier, 76,5 x 61,1 cm.
Josef Nadj, Les Corbeaux, création 2010. Duo. Avec la collaboration musicale d’Akosh Szelevényi.



pub pub
Avec Ownsport, bénéficiez d´un coach sportif diplômé dès 19€/h pour des cours sur mesure à votre domicile !

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales