logo
BF15DemocraciaTxT02
  AGENDA CRITIQUES  
parisART recherche un-e COMMERCIAL-e MOTIVE-e connaissant le marché de l'art
RECHERCHER


ART | CRITIQUES

Cliquer pour Agrandir l'image Stefano Bianchi
Stracci
16 déc.-15 fév. 2006
Paris 10e. Galerie Philippe Chaume
Stefano Bianchi photographie des serpillières. De cet objet banal et quotidien qu'il aborde avec subtilité et émotion, il fait des œuvres dont les dimensions, la composition et le travail plastique évoquent certains grands peintres modernes : Rothko, Fontana.
carre_rouge  Par Gwénaëlle Plédran

Stefano Bianchi photographie des serpillières. Chiffons, tissus sales, traînant au sol. Le sujet se laisse aisément penser en relation avec l'aspect «trash» de toute une production contemporaine, photographies de guenilles et de sans logis, surfaces déjectives ou détritus urbain.

On connaissait par exemple, les photographies d'Alain Fleisher — photographies de chiffons sales traînant au sol, abordés comme des paysages selon une véritable approche topographique du tissu. Mais Stefano Bianchi, qui a travaillé pour des magazines de mode, adopte une toute autre démarche: il révèle la beauté des objets. Travaillant la qualité de l'image, et de la matière, il nous dévoile un objet troublant, engage quelque chose d'émouvant, comme un inconscient du temps.

Comment peut-on voir cette chose jetée en tas, non pas comme un rebus, mais au contraire comme un objet doué de qualités formelles et expressives, une véritable draperie du quotidien, un objet doté de mémoire.

Traces fugaces de vies passées, les serpillières ne sont que le reflet de nos vies dédiées à l'apparence et aux futilités. Pourtant, par un travail poétique et sensible, Stefano Bianchi révèle un coté inconnu de la serpillière.

Mais par un habile dispositif d'éclairage qui révèle la beauté de l'objet et toute la poésie du tissu, Stefano Bianchi les sculpte comme on le ferait de voiles ou de drapés, retenant alors dans leurs plis l'aura d'une autre vie.

Au-delà de la photographie, les gestes sont ceux du sculpteur et du peintre.
En effet, il existe une étrange similitude avec des tableaux de Rothko — surfaces colorées, nuances, dans un souci de composition — alors que les usures, les déchirures rappellent Fontana, dans une confusion de l'accidentel et du volontaire.

Surdimensionnée, la photographie évoque la forme-tableau et transforme la serpillière en un objet plastique. Immense. Beaucoup plus grande que nature, elle acquiert une présence particulière. Il faut voir les photographies dans l'espace, les regarder en face. Elles semblent encore habitées d'une énergie vivante et inconnue, hantées. Des formes se dessinent, vibrent, elles semblent bouger s'animer…
La serpillière nous fait face, laissant le spectateur s'abandonner à la contemplation, se perdre dans les plis du tissu.

Je retrouve alors ici, dit avec une grâce lumineuse, ce qui me semble essentiel dans toute création et qui, appliqué à la photographie, la situe dans la nécessité de conjurer le défi posé à l'esprit par ces deux mystères de nos vies : la merveilleuse présence au monde et son caractère éphémère, avec la mort prochaine.





Interviews
puce rouge Philippe Chaume


site_com


ÉDITORIAL fleche_rouge
Entre sens et sensation
Aussi matérielles soient-elles les œuvres contemporaines débordent souvent, du côté du sens et du projet, leur visibilité. Elles valent moins en tant que choses à voir qu'en tant qu'expressions matérielles, ou vestiges, parfois lacunaires et même déceptifs, de processus et d'expériences. Le rôle de combler l'apparente disjonction entre la part visuelle et la part conceptuelle des œuvres contemporaines; le rôle de raccorder, en quelque sorte, la matérialité sensible des...
">fleche Lire la suite
130408VilletteKawa
acting01 acting02
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Acte II de l'exception culturelle à l'ère du numérique
puce rouge  Vente de la Maison de France à Berlin
puce rouge  Renouvellement de José-Manuel Gonçalvès à la direction du Centquatre
puce rouge  Fermeture de la galerie Jérôme de Noirmont, à Paris
puce rouge  Marseille: 400 000 euros pour David Guetta, sans rien pour les associations
puce rouge  Israel Galvan danse pour les Roms de Ris-Orangis
puce rouge  Décès du photographe Gabriele Basilico
puce rouge  Annonce des nommés du prix Marcel Duchamp 2013
puce rouge  Pas d’art pour les pauvres, les sales et les méchants!
puce rouge  Eric Cantona, la Rolls de l'Abbé Pierre
puce rouge  Andrée Putman: luxe, mesure et simplicité
puce rouge  Egalité des chances dans l'accès aux grandes écoles de la culture

DIAPORAMA

artLe miroir est devenu un objet de décoration primordial et apprécié de tous. Un beau miroir design peut être le détail qui change une pièce ! Découvrez la gamme miroir design sur le site de PIB.
pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales