logo
  AGENDA CRITIQUES  
RECHERCHER


ART | CRITIQUES

Paul-Armand Gette, Souvenirs de S II ... 1984-85. Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm.


1
Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris">Cliquer pour Agrandir l'image

Paul-Armand Gette
Souvenirs de S II…
07 nov.-20 déc. 2008
Paris 10e. Galerie Philippe Chaume
Paul-Armand Gette présente une série de polaroïds qui s'attache à témoigner de l'intime et du point de basculement vers le désir tout en invitant le spectateur à explorer ses propres fantasmes.

fleche suivante1/1

Share to Facebook Share to Twitter
imprimer

Paul-Armand Gette, Souvenirs de S II ... 1984-85. Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm.



Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris">
Paul-Armand Gette, Souvenirs de S II ... 1984-85. Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm.



Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris">

Paul-Armand Gette, Souvenirs de S II ... 1984-85. Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm.



Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris">

Paul-Armand Gette, Souvenirs de S II ... 1984-85. Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm.



Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris">

Paul-Armand Gette, Souvenirs de S II ... 1984-85. Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm.

 



Courtesy Galerie Philippe Chaume, Paris">

Par Raphaël Brunel

Paul-Armand Gette est tombé dedans quand il était petit. L'histoire a quelque chose d'un conte de vacances : encore enfant, il rencontre une fille de quelques années son aînée avec laquelle il sympathise rapidement. Dans une proximité que l'on imagine grandissante, elle lui montre l'herbier qu'elle a constitué, un cahier plein de fleurs, d'herbes et de plantes séchées. Tout un paysage à portée de main, un monde, aussi, prêt à s'ouvrir à lui.

 

Dans son esprit, les deux images se télescopent, celle de la fille assise à ses côtés et celle d'une nature à la fois foisonnante et classifiable. Paul-Armand Gette n'a pas cessé depuis de filer la métaphore, de naviguer du corps au paysage, de fondre l'un dans l'autre dans une équation simple mais sensuelle : corps = paysage. En découle tout un vocabulaire de pétales de roses, de pierres, de buissons et une obsession pour le triangle, cette sainte trinité, ce calice de l'hédonisme.

 

Avec Paul-Armand Gette, c'est également un autre regard sur le modèle qui s'amorce, l'envie de lui rendre sa liberté, de faire resurgir sa personnalité. Le modèle l'emporte sur le sujet, il ne disparait pas derrière un discours. L'enjeu de son travail se situe ainsi dans l'instauration d'un jeu entre le modèle et l'artiste. Et qui dit jeu, dit plaisir.

 

La série de polaroïds qu'il expose à la Galerie Philippe Chaume aborde ce thème, le moment où se profile le désir, où tout bascule. Paul-Armand Gette n'est pas un photographe. Il se moque de la lumière, du cadrage, de la netteté, de la mise en scène. Il s'intéresse plutôt à une sorte d'archéologie du plaisir. Pour en rendre compte, il travaille sur le terrain avec les moyens du bord, dans l'immédiateté que procure un appareil polaroïd.

 

Il réunit les images en diptyques ou triptyques, les classe et les numérote comme des planches scientifiques, des témoins d'une expérience. On y voit Sophie, le dévoilement de Sophie.

Avec une patine très années 80, les polaroïds révèlent ses formes, ses vêtements à moitié enlevés, sa culotte gisant sur le carrelage de la salle de bain. Cette plongée dans l'intimité du modèle et vraisemblablement dans celle qui le lie à Paul-Armand Gette ainsi que le découpage temporel des photographies a pour effet de faire travailler l'imagination du spectateur, de lui permettre de projeter ses propres désirs et fantasmes.

 

A l'heure des images toujours plus trash, toujours plus chocs et des scènes hardcore en accès libre à la maison, les polaroïds de Paul-Armand Gette paraissent bien sages. Il est pourtant considéré comme un artiste provocateur et, pourquoi pas, un brin pervers.

Si la pudibonderie est une tare qui n'est pas prête de s'éteindre, qu'est-ce qui dérange autant chez Paul-Armand Gette ? Il faudrait bien évidemment poser la question à tous les choqué(e)s, les coincé(e)s, les frustré(e)s, à tous ceux-celles qui s'ennuient, qui n'ont franchement rien d'autre à faire que de monter au créneau pour une tranche d'intimité et de sensualité.

 

Emettons toutefois une hypothèse : il est parfois difficile de se voir tiré de sa passivité de spectateur pour être renvoyé à ses propres machines désirantes. Encore un petit effort… A moins que ce ne soit le rapport à son modèle qui trouble tant les esprits, cette charge directe de l'érotisme.



Paul-Armand Gette

Souvenirs de S II… Polaroïds rephotographiés. 50 x 65 cm





fleche suivante1/1



ANNONCES


ÉDITORIAL fleche_rouge
Editos, et d'autres choses, à venir
J'ai depuis plusieurs mois suspendu la rédaction de mes éditos hebdomadaires. Pour deux raisons: 1° la rédaction d'un livre qui me tient à cœur; 2° la refonte totale du site que vous découvrirez dans les prochaines semaines. J'ai hâte de reprendre la publication des éditos pour interroger et partager avec vous les mouvements et soubresauts des arts, des images et de la culture. Merci de votre fidélité à parisART.
A bientôt. 
André Rouillé

fleche Lire la suite
160517Le104impatience
160510MitterrandMcCollum


La Renaissance et le rêve, l’abandon du corps
Comment représenter l'état de sommeil qui permet d'accéder au rêve? Eléments de réponse avec l'exposition «La Renaissance et le rêve» au musée du Luxembourg, où il est question de corps, d'abandon et de visions.
fleche Lire la suite
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Bilan de la Nuit européenne des musées 2016
puce rouge  Le Musée départemental Matisse, au Cateau-Cambrésis élu palme d’or du palmarès des musées de France par Le Journal des Arts.
puce rouge  Air shark: le requin monumental de l’aéroport Côte d’azur
puce rouge  Les 15 finalistes du Prix Levallois 2016
puce rouge  Valérie Mouroux rejoint l’Institut français
puce rouge  Disparition de l'artiste François Morellet
puce rouge  Patrimoines vivants dans un Moyen-Orient en conflit
puce rouge  Les collections des musées de la Ville de Paris en ligne.
puce rouge  Les lauréats du 61e Salon de Montrouge ont été annoncés.
puce rouge  L’école Camondo ouvre dès la rentrée 2016 10 % de places gratuites.
puce rouge  La galerie Templon fête ses 50 ans en 2016
puce rouge  Les nouveaux membres du conseil d’administration du Centre Pompidou
DIAPORAMA

Peggy Adam, 10 x 10, 2007. Post-its. 80 x 80 cm



pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales