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ART | CRITIQUES

Cliquer pour Agrandir l'image Martin Kasper
Nouvelles Peintures
06 sept.-25 oct. 2008
Paris 3e. Galerie Eric Mircher
Les salles et halls de Martin Kasper sont des lieux de l'absence. Dans ces architectures froides et austères règnent le silence et le vide, l'attente. Une expérience angoissante de la réalité figée.
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puce rouge Nouvelles peintures

Par Laura Houeix

Rien ne bouge, rien ne vit. Dans les toiles grands formats de l'artiste allemand Martin Kasper l'espace et le temps se figent. Vidés de leur contenu, ces musées, gymnases, salles d'attente d'aéroport, hall d'école ou atelier, s'exposent nus, faits de perspectives et de reflets maîtrisés. Les lieux publics deviennent des salles privées, huis clos dans lesquels l'artiste nous plonge d'une manière froide et radicale.
Comme dans une visite d'un lieu qui semble abandonné, la recherche d'un peu de vie se fait à tâtons, va-t-on trouver une trace d'humanité dans ces lieux aseptisés ? A première vue, seuls les murs s'exposent dans leur architecture parfaite, dans une géométrie cartésienne.

Dans cette réalité ancrée en ce qu'elle a de plus matériel, débarrassée du sensible et de l'humain, dans ces lieux tout à la fois familiers et étrangers, seule la trace du pinceau vient rappeler que la peinture peut se jouer des apparences et faire vivre l'expérience du réel. Et bien au-delà.

Il y a chez Martin Kasper l'héritage d'une peinture traditionnelle qui a continuellement interrogé ses limites et son rapport au monde sensible. Pousser à l'extrême, la rupture avec un mimétisme formel prend le contre-pied de sa volonté, il ne s'agit plus de s'abstraire du réel pour ne pas le montrer mais bien d'y plonger pour en faire l'expérience sensorielle et formelle.
Au-delà des technologies les plus poussées pour rendre la réalité, la peinture s'affirme ici supérieure à toute innovation, capable à la fois de se saisir de ces lieux avec perfection tout en dépassant la simple représentation.

Comme le peintre américain Edward Hopper, Martin Kasper rappelle que la peinture, transforme la nature de l'image, tout en la produisant. Il n'y a pas dans ces immenses toiles, que ces murs aux couleurs ocre et verte, que ces fenêtres irradiant le sol. Ces lieux d'enfermement deviennent irréels, angoissants et fictionnels. Et le pouvoir évocateur de la peinture se met alors en marche. Le monde empirique rencontre celui de la représentation formelle. Les halls et salles vides deviennent autant d'expériences de la solitude et de l'attente, du vide et de l'absurde. Ces «intérieurs» prennent alors tout leur sens à travers cette expérience subjective.

Ces natures mortes prennent vie dans le regard du spectateur, à la place du peintre. Un autre point de vue naît pour donner lieu à une nouvelle expérience toujours renouvelée, celle de la représentation par la peinture du réel et de son étrange pouvoir d'abstraction.


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Camille Henrot, Grosse Fatigue (détail), 2013. Vidéo. 13 min. Musique, Joakim. Voix, Akwetey Orraca-Tetteh. Texte avec Jacob Bromberg.



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