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ART | CRITIQUES

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Serban Savu
Essay on Limits
16 oct.-24 nov. 2010
Paris 3e. Galerie Hussenot
Cluj, troisième ville de Roumanie, a vu se développer une véritable «école». Depuis quelques années, les galeristes et les artistes s'y installent. Parmi eux, Serban Savu, jeune peintre figuratif qui traite de la situation de son pays, marqué par le communisme. Il est présenté à la galerie Hussenot dans l'exposition «Essays on limits».
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Par Anne Lehut

Les peintures de Serban Savu, au traitement réaliste, représentent la vie quotidienne. On y voit des hommes au travail, des paysages urbains. C'est un univers souvent masculin, marqué par l'effort, le tout dans un style très minutieux, très appliqué.
Serban Savu illustre la situation de la Roumanie, où la population fut, sous le pouvoir de Ceausescu, incitée à s'installer dans les villes, sans que cela ne fonctionne vraiment. Les périphéries des villes se sont vite transformées en zones de marges, où l'architecture s'est vite dégradée comme le signe d'une utopie perdue. Cette périphérie constitue le décor des toiles. Les personnages évoluent dans des espaces que l'on ne parvient pas à situer, ni dans l'espace ni dans le temps.

Il y a une ambiance particulière dans ce travail dans lequel sont souvent représentées des situations d'action: le réconfort de la boisson après un travail que l'on imagine éprouvant dans Inner Life, un match de football dans Training. Mais il s'en dégage curieusement une sorte de passivité, une fragilité. Là, la perspective est totalement bouchée par les barres d'immeubles; ici, le match se déroule au bord d'une falaise qui suscite un sentiment de déséquilibre, de malaise. Et le réalisme respecte toujours l'anonymat des personnages.
Manifestement, Serban Savu a regardé les anciens. Et ce retour à la peinture qui avait été dénigrée en Roumanie pour avoir été trop liée au totalitarisme communiste, est aussi un retour à l'histoire de l'art.

Certaines toiles sont véritablement énigmatiques, et assez désespérées. Dans Narcis, un homme se tient debout dans l'eau. Derrière lui: une ville, sans que l'on sache très bien si les fumées qui s'en échappent viennent des usines ou d'un incendie que l'homme constaterait, impuissant.
Dans Labyrinth, deux hommes se tiennent passifs au centre d'une construction improbable aux de murs bruts, sans toit, envahie par la végétation, située au milieu de nulle part.

Il se dégage de ces toiles des sentiments d'absurde, d'impuissance, de résignation et de désespoir comme dans Sleep Without Dreams où deux personnes dorment parterre dans une allée bétonnée…

Serban Savu livre un regard critique sur ces paysages urbains: le décalage entre le traitement pictural qui magnifie (notamment par la lumière) et les scènes représentées, si vaines, donne à cette peinture un ton désabusé.


Algorithm of stillness, 2010. Huile sur toile. 157 x 134 cm
Empty courtyard, 2010. Huile sur toile. 45 x 35 cm
Inner life, 2010. Huile sur toile. 160 x 220 cm
Labyrinth, 2010. Huile sur toile. 146 x 195 cm
Ludus, 2010. Huile sur toile. 93 x 140 cm
Narcis2, 2010. Huile sur toile. 98 x 130 cm
Neighbour's garage, 2010. Huile sur toile. 35 x 50 cm
Perfect match, 2010. Huile sur toile. 30 x 40 cm
Sleep without dreams, 2010. Huile sur toile. 180 x 132 cm
The birch forest, 2010. Huile sur toile. 35 x 50 cm
Training, 2010. Huile sur toile. 30 x 40 cm


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Martin Barré, 64-C-3, 1964. Aérosol sur toile. 72,5 x 53,5 cm.



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