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ART | CRITIQUES

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Ramsà
Décalage Horaire
07 janv.-19 fév. 2006
Vitry-sur-Seine. Galerie municipale Jean-Collet
Prothèses de seins, de mains, de bras ou de jambes dans le territoire de l'intime: le corps rêvé, fantasmé, érotisé mais aussi sectionné, mutilé, évoqué tour à tour par la vidéo, la photographie, l'installation plastique et sonore.
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Par Michel

A regarder le travail de Ramsà, le visiteur est saisi par l'ambivalence de la démarche, par cette danse à deux mesures, un pas dans le réel, l'autre dans la fiction.

Les œuvres récentes de l'artiste sont présentées à la Galerie municipale de Vitry-sur-Seine, rétrospective sur un parcours depuis 2000 qui mêle tour à tour la vidéo, la photographie, l'installation plastique et sonore. La déambulation y est d'ailleurs plutôt aléatoire, passant de l'un à l'autre dans une agrégation pourtant cohérente: la plupart des photographies s'inscrivent dans le prolongement des séquences vidéos ou en sont même extraites, tandis que les installations répondent aux fictions en image.

Que donne à voir Ramsà? Avant tout le corps humain. Rêvé, fantasmé, érotisé mais aussi sectionné, mutilé, pris au piège de la transformation. Le corps chez Ramsà se découvre, se «met à nu» et finit par se perdre dans le trouble de ce jeu attraction-répulsion.
L'artiste fait intervenir des prothèses de seins, de mains, de bras ou de jambes dans le territoire de l'intime (un repas de famille, une famille à la plage, des hommes et des femmes qui nagent paisiblement dans une rivière, une main en cire qui se glisse subrepticement dans un maillot de bain) pour mieux éprouver le sens et la fragilité de la distinction traditionnelle entre le réel et l'artificiel.

Le corps est ainsi incarné (au sens propre du terme) et en même temps réincarné par l'intrusion de la prothèse comme élément dissonant et comme moteur de la fiction, de l'énigme et du fantasme. La série des «Images pieuses» est, à cet égard, plutôt explicite. Des prothèses de corps rubicondes viennent interpeller de vrais personnages par des formules aussi expéditives que des «Perce-moi !», «Baise moi!», «Suce-moi!», «Je suis à tes pieds!».
Le corps et le désir en attente, quand la chair (même artificielle) prend le pas sur l'esprit, tout cela entretient la confusion des genres. Ces multiples intrusions produisent également un glissement de sens qui fait porter à ces objets une réalité qui les dépasse, un décalage comme l'indique le titre de l'exposition.

Décalage du corps et de l'esprit, du réel et de l'artificiel comme on l'a vu. Décalage du sacré et du profane également: les prothèses de Ramsà tirent leurs origines des ex-voto brésiliens, éléments essentiels de la culture en Amérique latine.
L'artiste s'en inspire, les utilisent même dans certaines de ses photographies tout en se détournant de ses fonctions religieuses. Mais la brèche est forcément ouverte: quelle est la part du sacré dans notre vie quotidienne, quelle intrusion lui permet-on? Et au-delà de cette première interrogation, l'œuvre de Ramsà n'est-elle pas finalement une manière de questionner le spectateur et son regard sur l'œuvre, de questionner aussi le statut de l'œuvre d'art et la sacralisation qui l'entoure?

Ramsà
Images pieuses (détail), 2004. 12 photographies couleur collées sur aluminium, impression jet d'encre. 31.5 x 41 cm chacune.
Sans titre, 2003. Captures vidéo collées sur aluminium, tirages lambda. 41 x 50 cm chacune.
Sans titre, 2005. Photographie couleur collée sur aluminium, tirage lambda. 65 x 43.5 cm.
Sans titre, 2005. Photographie couleur collée sur aluminium, tirage lambda. 118 x 170 cm.
Sans titre, 2005. Photographie couleur collée sur aluminium, tirage lambda. 118 x 170 cm.


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Damien Deroubaix, World Downfall, 2006. Encre et collage sur papier. 51 x 70 cm.



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