DANSE | FESTIVAL

Festival de Marseille 2018

15 Juin - 08 Juil 2018

Concentré de danse inclusive (musique, film, installation...), le  Festival de Marseille 2018 soutient la création chorégraphique. Au fil de trois semaines, huit pièces y feront ainsi leur première en France. Pour une vingt-troisième édition attentive, ouverte sur le monde actuel.

Ville-monde, Marseille présente la vingt-troisième édition de son festival de danse : le Festival de Marseille. Événement fédérateur, l’édition 2018 mobilise dix-sept lieux et trente-deux représentations. Avec trois semaines de festivités, au fil desquelles s’égrèneront une douzaine de spectacles (danse, performance…). Dont pas moins de huit premières (cinq françaises et trois mondiales). Une énergie englobant coproductions, des artistes venus du monde entier et des passerelles tissées avec MP2018 (à la suite de Marseille-Provence 2013). Mais aussi une vingtaine de rendez-vous (projections, ateliers, conférences) pensés pour favoriser les échanges et le partage de la parole, ainsi que des expériences. Le Festival de Marseille 2018 promet ainsi d’impulser une dynamique chorégraphique propice à l’ouverture et à l’émulation. Plus qu’un divertissement, la danse portée par le Festival de Marseille soutient la création de ponts. Avec un événement soucieux de soutenir les émergences artistiques et la création de liens sociaux.

Le Festival de Marseille 2018 : 3 semaines, 32 représentations et 8 premières

Avec huit premières, le Festival de Marseille 2018 va attiser les appétits des amateurs de nouveautés. À la pointe de l’état de l’art en danse contemporaine : plusieurs premières françaises. La très énergique chorégraphe belge Lisbeth Gruwez présentera ainsi, en accès libre, Pénélope (2017). Un solo en forme de réponse aux héros masculins de L’Odyssée. Autre solo piquant, Salt (2017), du chorégraphe indonésien Eko Supriyanto. Autour de la culture maritime, aujourd’hui. Le chorégraphe Olivier Dubois livrera quant à lui sa dernière création, Pour sortir au jour (2017). Un solo intimiste explorant la mémoire (individuelle, collective), telle qu’elle se grave dans le corps. Autre créateur belge, Jan Lauwers présentera Guerre et térébenthine. Autour des liens entre art et guerre. Quant au chorégraphe Alain Le Platel, il présentera avec le compositeur Fabrizio Cassol Requiem pour L. (2018). Une refonte joyeuse et pluriculturelle du Requiem de Wolfgang Amadeus Mozart. Autour des rituels de deuil.

Un festival à la pointe de la danse actuelle : effervescence et émergences

Première mondiale, la chorégraphe Nacera Belaza présentera Le Cercle (2018). Une pièce pour six danseurs explorant le mouvement continu, comme une lente respiration poétique. D’ailleurs, création 2018, Lisbeth Gruwez proposera également The Sea Within, autour de cette énergie intérieure, gonflée par le souffle et la pratique de la méditation. Autre première mondiale, Kirina (2018), des chorégraphe burkinabé Serge Aimé Coulibaly et chanteuse malienne Rokia Traoré. Pour une épopée contemporaine, conjuguant tragédies grecques, mythes bibliques et africains. Enfin, le chorégraphe français Éric Minh Cuong Castaing présentera Phoenix (2018). Une pièce chorégraphique pour drones et danseurs. Le Festival de Marseille 2018 permettra également de retrouver son film-performance L’Âge d’or (2018), réalisé avec des enfants ayant des handicaps moteurs. Interrogeant là encore les liens entre sensations et technologies. L’édition reprendra également Balabala (2016) d’Eko Supriyanto et 10000 gestes (2017) de Boris Charmatz.