DANSE | SPECTACLE

MOB + M.M.O.

02 Déc - 02 Déc 2017

Avec le double spectacle de danse contemporaine MOB + M.M.O., le chorégraphe Lionel Hoche livre un moment de féérie tendre et burlesque. Accessible aux jeunes publics (dès 6 ans), MOB + M.M.O. conjugue les imaginaires. Entre ballet classique et cirque, contes anciens (Ma Mère l'Oye) et mises en scènes pop et colorées, le spectacle tisse des liens entre générations. Conte de fée actuel pour enfants pétris de cultures pluriels, le spectacle de Lionel Hoche cultive l’émerveillement.

Avec MOB + M.M.O., la Cie MéMé BaNjO – Lionel Hoche présente un double spectacle de danse contemporaine, aux accents féériques et endiablés. Entre cirque et ballet classique, ouvert aux jeunes publics (dès 6 ans), MOB + M.M.O. stimule les sens. Arborant des costumes vifs et colorés, jonchés de franges multicolores, les danseurs, comme autant de petits diablotins, captent ainsi tous les regards. Et le mouvement est toujours présent. Même lorsque les interprètes suspendent leur gestes : le léger balancement résiduel des franges continuent de bercer la scène, accompagnant les musiques de Maurice Ravel et Francis Poulenc. Spectacle transgénérationnel et résolument composite, MOB + M.M.O. offre ainsi une synthèse atypique de la danse, dans sa pluralité.

MOB + M.M.O. : Lionel Hoche livre une double chorégraphie féérique

Dans MOB + M.M.O., il y a d’abord MOB. Pièce chorégraphiée pour sept danseurs, Mob puise son nom dans l’anglais ‘foule’. À l’instar des flash mobs réunissant toute une population le temps d’une action, MOB joue sur les groupements variables et l’humour tout terrain. Les interprètes sont ainsi vêtus d’un académique rouge vif. Et sur cet académique de ballet courent des franges multicolores, pour un balancement perpétuel. Ayant entre 20 et 50 ans, les danseurs occupent l’espace et dansent leurs singularités. Un spectacle intergénérationnel, qui jongle entre les genres comme entre les musiques. Concerto en ré mineur pour deux pianos et orchestre de Francis Poulenc ; Freedom de Georges Michael ; Hopelessly devoted to you, du film Grease… Le conte se déroule dans un espace fait de vide, de panneaux blancs éclatants et de pénombre. Un conte magique, dont émergent des elfes urbains, dansant comme autant de petites flammes chatoyantes.

M.M.O. pour Ma Mère l’Oye : un conte dansé contemporain

Faisant suite à ce moment de fascination virevoltante, M.M.O. accentue la plongée dans le conte. M.M.O., c’est l’abréviation pour Ma Mère l’Oye. Soit tour à tout, un conte pour enfants par Charles Perrault et une pièce musicale féérique, par le très impressionniste Maurice Ravel. Jouant avec l’enfance contemporaine, pour qui ‘M.M.O.’ évoquera probablement davantage les jeux vidéos MMORPG [massively multiplayer online role-playing games], M.M.O. n’oublie pas la vidéo. Plantant ainsi un décor de forêt contemporaine, tout en ombres et pixels de lumières, au fil d’une chorégraphie pour un à trois interprètes. Duo, solo et trio s’y alternent, en autant de saynètes enchantées. Puisant dans l’imaginaire, M.M.O. se recompose ainsi une mythologie faite de personnages bariolés, pop, cocasses et burlesques. De lutins en ballerines à tutus touffus, d’esprits de la forêt en personnages oniriques, la pièce réinvente totalement Ma Mère l’Oye. Pour un spectacle enlevé et joyeux, tendre et loufoque.