ART | EXPO

Lignes et contours

05 Mar - 26 Juin 2010
Vernissage le 05 Mar 2010

Dans la poursuite d’un cycle d’expositions qui explore la diversité du dessin et la vitalité de ses pratiques contemporaines, le Frac Picardie prolonge la réflexion engagée sur la distinction entre le trait et la ligne.

Jean-Michel Alberola, Georg Baselitz, Jean-Michel Basquiat, Pierre Buraglio, Luis Claramunt, Jean Dubuffet, Marlene Dumas, Cameron Jamie, Stéphane Lallemand, André Masson, Roberto Matta, Didier Mencoboni, Oscar Muňoz, Gabriel Orozco, Giuseppe Penone, Barbara Camilla Tucholski, Angel Vergara Santiago
Lignes et contours

Contrairement au trait autoréférentiel, ligne et contour servent un projet guidé par l’apparition d’une figure, de la plus abstraite à l’illustration la plus réaliste, de la plus ténue à la plus affirmée. Si elle n’est pas assujettie à l’empire des formes, la ligne se déploie dans le temps et avance vers l’infini.

Telle une écriture, la ligne chemine et inscrit la trace de son passage; dès qu’elle se laisse dissoudre dans le contour, la forme se fixe. De fait, le contour réprime ce que la ligne contient d’errance. Celui-ci épouse la forme, délimite une surface et souvent ne ménage pas d’issue.

La variété du dessin linéaire atteste de la diversité des intentions et des sensibilités des artistes. Sans procéder à une classification paralysante, des regroupements s’esquissent. Là, le dessin au contour précis où l’on trouve aussi bien la ligne virtuose du copiste (Lallemand, Vergara, Alberola, Buraglio) que la ligne oscillant entre figuration et abstraction (Mencoboni). Ici, le dessin fluide et instable dilue ses contours en entrainant la ligne de corps dans la mouvance (Dumas, Muñoz, Orozco).

Si la ligne échappe aux pures apparences et s’attèle à révéler une vérité plus profonde, elle devient intuitive (Penone, Jamie, Tucholski), exaltée (Claramunt, Dubuffet, Basquiat) ou bien encore brisée et erratique (Baselitz, Matta, Masson).

L’exposition « Lignes et contours » tend à établir par ses tours et détours que la puissance de la ligne réside dans ce qu’elle comporte à la fois de vie vagabonde et d’inéluctable destinée. La ligne est autant directrice que lignée, génératrice d’unité que vecteur de partition. Tantôt elle caresse la surface, tantôt elle portraiture l’intériorité.

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