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Les premières et les dernières

15 Juin - 19 Août 2017
Vernissage le 15 Juin 2017

L’exposition « Les premières et les dernières » au Centre tchèque de Paris offre une rétrospective de l’œuvre de Markéta Luskačová, l’une des plus grandes représentantes tchèques de la photographie documentaire sociale. De son premier cycle des années 1960 au plus récent s’affirme un travail d’une grande valeur éthique.

L’exposition « Les premières et les dernières » au Centre tchèque de Paris est une rétrospective de l’œuvre photographique de Markéta Luskačová. Des premiers clichés réalisés dans les années 1960 à de récents travaux, sont présentés cinquante ans d’une production documentaire à la forte dimension éthique.

Markéta Luskačová, la photographie contre l’oubli

On découvre dans la première partie de l’exposition le cycle de photographies en noir et blanc intitulé Pèlerins par lequel Markéta Luskačová a immortalisé entre 1964 et 1971, alors qu’elle était encore étudiante, les pèlerinages qui se déroulaient en Tchécoslovaquie et en Pologne. Cette première réalisation de la photographe s’inscrit dans correspond à son intérêt pour la religion et les traditions, mais surtout témoigne de sa volonté de fixer grâce à ce médium des personnages et des vies particulières.

Markéta Luskačová immortalise des personnages et des vies particulières

Le cycle Pèlerins illustre le rôle qu’assigne Markéta Luskačová à la photographie : celui d’un puissant outil pour lutter contre l’oubli. Cet ensemble de clichés, succession de visages pénétrés, de fidèles en procession et de gestes de prière témoignent de traditions qui menacent de disparaître, celle des pèlerins tchécoslovaques qui ont maintenu intactes, malgré l’interdiction par le régime communiste, leurs garder l’identité spirituelle de leurs ancêtres.

Une œuvre traversée par les thèmes des traditions et de la religion

On retrouve le thème de la religion dans la seconde partie de l’exposition avec le cycle le plus récent de Markéta Luskačová : De la mort, des chevaux et d’autres hommes. Cette série réalisée en 1998 inaugure le recours à la photographie en couleur dans la carrière de la photographe. Elle est consacrée aux célébrations du carême-prenant en République tchèque et vise à montrer que cette tradition a été réactivée en République tchèque démocratique.