DANSE | FESTIVAL

Les Hivernales 2010. Festival de danse à Avignon

13 Fév - 20 Fév 2010
Vernissage le 13 Fév 2010

Les Hivernales, festival de danse à Avignon, est consacrée pour cette 32e édition, à l’Afrique. Des chorégraphes français, mais aussi tunisiens, algériens, kenyans ou burkinabés. Un programme prometteur: le cœur de la création chorégraphique se serait-il déplacé vers le continent africain ?

Bertrand Lombard, Bernardo Montet, Thomas Ferrand, Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, Robyn Orlin, Nelisiwe Xaba, Thierry Baë, Aïcha M’Barek, Hafiz Dhaou, Patrick Servius, Cheza, Hélène Iratchet, Mounir Saeed, Salah El Brogy, Shaymaa Shoukri, Rachid Ouramdane, Régine Chopinot, Michel Papach Koukaou, Opiyo Okach, Xavier Lot, Salia Sanou, Seydou Boro, DeLaVallet Bidiefono, Christophe Haleb
Les Hivernales 2010

Pour la 32e année, du 13 au 20 février 2010, 24 compagnies chorégraphiques présentent leurs spectacles sur le thème de l’Afrique, soit 28 représentations pendant 8 jours dans 11 lieux, autour et en Avignon ! 3 expositions, 12 séances de projections vidéos, 2 débats publics sur l’actualité de la création en Afrique, 2 conférences sur l’art seront également proposées à la Maison Jean Vilar, à l’Ecole supérieure d’art ou à l’Hôtel de Sade d’Avignon, et 24 pédagogues ou artistes chorégraphiques assureront plus de 350 heures de stages en 6 jours.
Avec les HiverÔclites, à l’Ecole supérieure d’art d’Avignon, une programmation parallèle est ouverte sur inscription aux artistes qui le souhaitent permettant de repérer des talents nouveaux.

«Après avoir vu beaucoup de pièces chorégraphiques, j’ai constaté que chaque fois que j’étais sensiblement touché, le chorégraphe et/ou l’interprète étaient d’origine africaine… Le cœur de la création chorégraphique se serait-il déplacé vers le continent africain ? La force des œuvres, l’inventivité de la danse, la présence des interprètes, leur maîtrise du langage de la danse contemporaine occidentale, troublent au point de le penser…
A travers une danse originale, portée par des interprètes virtuoses, en pleine maîtrise de leur art, les artistes africains nous font découvrir leur univers. Ils placent au coeur de leurs oeuvres les préoccupations de leur temps, de leurs pays. Ils tracent leur propre chemin en proposant leur perception du monde. Ils participent à la transmission d’un message universel.
Maintes fois donné pour mort, ce continent résiste. Loin des traités et des accords internationaux, je vous propose cette année une nouvelle carte du Monde, recomposée avec la danse d’artistes africains nés là-bas travaillant ici, mais aussi à des artistes issus de l’immigration travaillant ici et montrant leur travail là-bas puisque, comme le disait Paul Virilio, “Les nouveaux sédentaires sont ceux qui sont partout chez eux» (Emmanuel Serafini, Directeur du festival).