ÉCHOS
20 Déc 2014

Le Ministère de l’éducation et de la recherche économise sur le budget de l’ESAV Toulouse: une pétition en ligne.

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L’Ecole Supérieure de l’AudioVisuel (ESAV), école intégrée à l’université de Toulouse, voit ses budgets amputés, au point de diminuer de façon considérable — quasiment de moitié — le volume horaire d’enseignement, menaçant la qualité de sa formation.

L’Ecole Supérieure de l’AudioVisuel (ESAV), école intégrée à l’université de Toulouse, voit ses budgets amputés, au point de diminuer de façon considérable — quasiment de moitié — le volume horaire d’enseignement, menaçant la qualité de sa formation.

Cette restriction de la dotation horaire intervient de façon inattendue, alors que l’école jouit d’une réputation solide, encore confirmée récemment par le prix international reçu par Ingrid Cherkaoui. Seule école de cinéma publique en dehors de la capitale, l’ESAV répond aux enjeux d’un idéal républicain, favorisant la mixité et fondé sur l’égalité des chances. Anciens étudiants, élèves actuels et professeurs ont ainsi lancé une pétition en ligne, assortie d’une lettre ouverte au président de l’Université Toulouse II Jean Jaurès, expliquant le risque que représente l’assimilation du développement d’un projet pédagogique à une logique de marché. A ce jour, elle a recueillie plus de 2000 signatures.

Le cas de l’ESAV de Toulouse est symptomatique d’une généralisation des coupes budgétaires à tous les établissements de formation artistique. Au-delà du réseau d’écoles d’art dépendant directement du Ministère de la Culture, la cure d’austérité touche ainsi également le Ministère de l’éducation, de la recherche et de l’enseignement supérieur, au sein duquel l’ESAV apparaît comme une exception, d’autant plus vulnérable.

Liens vers la pétition de soutien à l’ESAV-Toulouse : cliquez ici.