ART | EXPO

Le Contre-ciel

14 Oct - 18 Nov 2017
Vernissage le 14 Oct 2017

L’exposition « Le Contre-ciel » à la galerie parisienne Patricia Dorfmann présente de récents tableaux d’Éric Corne. Ces œuvres figuratives foisonnantes de détails et de métaphores portent de nombreuses références à l’histoire de l’art et une réflexion sur la représentation.

L’exposition « Le Contre-ciel » à la galerie Patricia Dorfmann, à Paris, dévoile de nouveaux tableaux d’Éric Corne, des œuvres figuratives riches de symboles et de sens.

Références à la littérature et à l’histoire de l’art

Truffés de symboles, de références à la littérature et à l’histoire de l’art, les tableaux d’Éric Corne, sont foisonnants. Ils se présentent comme des scènes à décrypter ou de riches paysages à explorer. Les métaphores du sens caché (rideau, tableau dont on ne voit que l’envers…) mais aussi de l’éclaircissement et de la compréhension (ampoule allumée, fenêtre, bougie, nudité des personnages, ouverture dans les murs…) sont d’ailleurs récurrentes.

Le titre de l’exposition, « Le Contre-ciel », est aussi celui d’un tableau d’Éric Corne. On y voit une femme nue émergeant d’un tas de livres dont les couvertures multicolores sont vides de mots. A ses côtés se tient un homme lui aussi quasi nu, tenant une palette uniformément grise et dans l’autre main trois pinceaux. A travers une toile dont on voit l’arrière passe une main recouverte d’un gant de boxe qui pose la pointe d’un grand pinceau sur la palette.

Les tableaux d’Éric Corne portent une réflexion sur la représentation

Les livres, omniprésents dans les tableaux d’Éric Corne y apparaissent comme des objets vides, devenant même à plusieurs reprises des toile de tente, comme dans Eran las cinco en sombra de la tarde et Peinture analogue. Les objets relatifs à la peinture revêtent quant à eux une dimension imposante, marquant l’autorité de cet art. Ainsi le bras tout puissant crevant la toile dans le tableau Le Contre-ciel semble être celui de Dieu et dans Somnium Insomnium, un radeau jonché de tubes de peinture est le support d’une grande croix rouge sur laquelle est accrochée une guirlande d’ampoules lumineuses.

Les clins d’œil au médium pictural qui traversent tous les tableaux d’Éric Corne portent aussi une réflexion sur la représentation, comme en témoignent de nombreuses mises en abîmes, des tableaux dans le tableau, parois de revers, parfois avec la face visible et reproduisant des éléments du tableau, comme dans La sagrada familia.