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Le Bel Accident

25 Sep - 20 Déc 2009
Vernissage le 25 Sep 2009

Une ressemblance étrange avec un chantier, des parpaings, du béton, des pompes hydrauliques pour Vincent Ganivet. Une petite usine familiale, une production appliquée, une fabrication sur mesure pour Sabina Lang et Daniel Baumann. Une exposition qui se construit sur un contraste, un bel accident.

Communiqué de presse
Sabina Lang, Daniel Baumann et Vincent Ganivet
Le Bel Accident

Sabina Lang, Daniel Baumann et Vincent Ganivet ont chacun choisi de rénover une friche pour vivre et travailler en périphérie, Lang/Baumann dans une petite ville industrielle en Suisse proche de Berne et Vincent Ganivet à Saint-Denis en banlieue parisienne. L’exposition apparaît comme le prolongement de leurs ateliers respectifs : une troisième «Fabrique».

Vincent Ganivet présente un ensemble de formes emblématiques de son travail à l’échelle de l’Entrepôt-galerie du Confort moderne. Il travaille avec l’eau, produit des dégâts, construit des fontaines. Avec une fausse virtuosité il s’emploie vainement à parodier les éléments architecturaux maitrisés depuis des siècles. Le parpaing a remplacé la pierre, et l’équilibre prend le pas sur la stabilité. Il s’en dégage une étrange impression, une forme de déception, comme devant un terrain vague, mélancolique et désuet.
Sabina Lang et Daniel Baumann travaillent ensemble. Au travers d’une douce utopie, ils s’attellent à construire un monde plus beau, plus confortable, plus doux, plus rond, plus coloré tout en élaborant une œuvre radicale et rigoureuse. Inspirés par les formes et les motifs des années 70, sans verser dans la nostalgie ou la réaction, Sabina Lang et Daniel Baumann répondent au désenchantement des années 2000 par de belles entrées (Beautiful Entrance), de beaux murs (Beautiful Walls), de beaux salons (Beautiful Lounges), de belles fenêtres (Beautiful Windows) et des aires de jeux (Spielfeld). Pour eux l’architecture et le design au quotidien sont un art.

L’exposition assume ces contrastes et s’élabore sur un paradoxe : la désinvolture face à la rigueur, pourtant la réunion de ces artistes repose sur une éthique partagée : indépendance, auto gestion, et maîtrise des outils de production.