ART | EXPO

L’Anneau et le Livre (un procès)

13 Oct - 26 Nov 2017
Vernissage le 13 Oct 2017

L’exposition « L’Anneau et le Livre (un procès) » à Ensapc Ygrec, à Paris, réunit des installations vidéos, sonores et plastique de Meris Angioletti sous la forme d’un tribunal métaphysique où sont étudiés les mécanismes de la pensée.

L’exposition « L’Anneau et le Livre (un procès) » à Ensapc Ygrec, présente un ensemble d’installations de Meris Angioletti à travers lesquelles l’artiste italienne poursuit son exploration des mécanismes psychologiques, philosophiques et spirituels de la pensée.

« L’Anneau et le Livre (un procès) » : une exposition inspirée par Giordano Bruno et Robert Browning

Les nouvelles œuvres de Meris Angioletti ont été inspirées par deux procès : celui du penseur Giordano Bruno qui fut exécuté à Rome en 1600 par l’inquisition, après huit années de procès et celui de Guido Franceschini, un noble italien qui fut également exécuté à Rome en 1698 pour le meurtre de sa femme et de ses beaux-parents. Aujourd’hui reconnu comme précurseur en matière de philosophie et de science, Giordano Bruno fut accusé d’athéisme et d’hérésie, pour les théories novatrices qu’il développa et pour son intérêt pour la magie.

Le titre de l’exposition, « L’Anneau et le Livre (un procès) », reprend celui d’un livre publié en XIXe siècle par Robert Browning, The Ring and the Book. Dans cet ouvrage, le dramaturge britannique qui venait de trouver des documents relatifs à l’affaire Franceschini, relate l’histoire du point de vue de ses différents protagonistes en douze monologues dramatiques formant un long poème narratif.

Meris Angioletti explore les mécanismes de la pensée

A la suite de Robert Browning, Meris Angioletti utilise cette double matière pour alimenter ses recherches autour des processus psychologiques, philosophiques et spirituels de la pensée. A partir des éléments disponibles sur les procès de Giordano Bruno et de Guido Franceschini est née une exposition dont l’espace constitue la trace d’un procès métaphysique.

Les installations mêlant vidéos, dispositifs sonores, sculptures et autres objets plastiques prennent leur source dans la symbolique du procès. Elles sont investies d’éléments relevant du contexte juridique, la dimension parfois absurde de celui-ci se confondant avec la tradition ésotérique. L’espace même de l’exposition est une métaphore de l’arène d’un tribunal, au sein de laquelle le visiteur est amené à déambuler, analyser, deviner et même juger.