ART | EXPO

Lac noir

25 Fév - 08 Avr 2017
Vernissage le 25 Fév 2017

L’exposition « Lac noir » à la galerie parisienne Anne Barrault présente une nouvelle série de dessins de Jochen Gerner. Des surfaces noires apposées sur divers supports imprimés poursuivent l’exploration du recouvrement.

L’exposition « Lac noir » à la galerie Anne Barrault, à Paris, dévoile un ensemble de dessins de Jochen Gerner à travers lesquels l’artiste français poursuit son exploration de la notion de recouvrement.

Jochen Gerner poursuit sa recherche sur les possibilités du recouvrement.

Le titre de l’exposition est une référence au film d’horreur réalisé par Jack Arnold en 1954, L’Étrange Créature du lac noir. Ce thriller relate l’aventure d’un paléontologue qui aurait découvert lors d’une expédition en Amazonie des fossiles datant du dévonien et appartenant à une espèce inconnue. Il y voit la preuve d’un lien entre l’espèce humaine et les animaux marins et décide alors de chercher le reste du squelette. L’expédition s’enfonce alors dans un lagon noir en ignorant que ses eaux abritent toujours la dangereuse créature préhistorique…

Le lac noir : surface visible et profondeur invisible

A travers cette référence cinématographique, Jochen Gerner relie directement ses nouvelles œuvres à la recherche qu’il mène depuis 2002 et son projet TNT en Amérique autour des potentialités du recouvrement. Les termes « lac noir » forment quasiment un oxymore qui permet de renvoyer à la fois à l’image d’une surface plate et visible et à l’idée d’un invisible sous-jacent.

Des dessins faits de lacs noirs laissent libre cours à une réinterprétation de leur support

Les nouvelles réalisations de Jochen Gerner prennent comme supports des documents imprimés toujours plus variés : pages de journaux, magazines et bandes dessinées, photographies, cartes postales, images didactiques, affiches de cinéma, cartes géographiques et militaires… Il opère sur ces supports par superposition, en y apposant du noir, à l’encre ou à la peinture acrylique. Il en ressort une série de dessins composés de surfaces noires recouvrant partiellement les supports imprimés. Des zones qui sont autant de petits lacs noirs. Ainsi se crée la possibilité de complètement réinterpréter l’image originelle qui devient invisible mais demeure potentiellement existante sous la surface noire.