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La Société i Matériel

La relation entre l’information et l’art ne va pas de soi. Alors que la communication fait exister l’information, cette dernière est bien un «matériau artistique». A la fois analyse et témoignage, cet ouvrage de Marc Veyrat, artiste et enseignant, invite le lecteur à l’accompagner dans sa réflexion et à explorer l’univers artistique des artistes du réseau.

Information

  • @2015
  • 2978-2-343-05665-4
  • \15,50€
  • E156
  • Znon
  • 4Français
  • }135 L - 215 H

Présentation
Marc Veyrat
La Société i Matériel. De l’information comme matériau artistique, 1

La matière première de l’art dans une société de l’information se compose de gré ou de force d’informations diffusées dans les médias pour les détourner de leur stricte fonction communicationnelle et les interroger dans des appareillages critiques.

À partir d’œuvres hypermédias diffusées dans des installations ou sur les réseaux, la Société i Matériel se déploie comme une entreprise virale pour s’infiltrer dans le système de l’art et sur ce nouvel «eSPACE» que nous côtoyons quotidiennement, inexorablement augmenté par les technologies numériques.

« Voici quelques éléments du contexte de la réflexion que Marc Veyrat livre dans cet ouvrage. Sa société i Matériel est une vraie entreprise, un projet artistique déposé à l’INPI “conçu sur le modèle de l’entreprise… et organisée en réseau”. Nous sommes dans du concret et de l’entrepreneuriat (il n’est d’ailleurs pas question de tenter toute différenciation entre “virtuel” et réel.) Des choix sont assumés, expliqués, revendiqués: principalement de pouvoir, efficacement, collectivement développer une activité artistique.
La Société i Matériel est un outil et un résultat, un ancrage concret dans le social. Peut-être même que c’est cette société qui permet la cohérence de l’ensemble des démarches esthétiques des membres du réseau.
Cet ouvrage non seulement en raconte l’histoire, en explique l’intention, mais aussi justifie avec pertinence la démarche. Marc Veyrat est un artiste, mais pas un créateur d’entreprise artistique, car il ne s’agit pas du tout de cela. L’inscription dans le contexte est fondamentale. L’auteur est lucide. Il mesure les risques et les accepte.

Il s’installe et anime un réseau dans cet espace public d’aujourd’hui à la fois espace concret des formes urbaines accessibles au public (public space), ou bien espace ou cyberespace de dialogue (public sphere) d’échange, de réalisation. Un espace public, a priori ouvert à tous, qui ne peut plus être mis facilement en opposition à l’espace privé. Les frontières ont été bousculées et la délimitation entre les espaces privés et publics n’est pas (plus?) évidente, notamment en matière d’art, car la vie privée est désormais “publicisée” et les espaces publics sont “privatisés”, au point où il convient, maintenant, d’interroger l’intime pour tenter de comprendre les articulations entre privé et public.

Cet ouvrage est donc une analyse et un témoignage, d’un projet réalisé et en devenir, mais aussi d’une démarche personnelle et partagée.» (Gilles Rouet)

Sommaire

— Préface de Gilles Rouet. Un artiste du quotidien digital
— Introduction
— Chapitre I: Introduction à l’i monde
— Chapitre II: Dans la Société i Matériel
— Chapitre III: En attendant toto
— Conclusion: Inter(mi)Temps