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La Pensée rock

La Pensée rock aux éditions Questions Théoriques est un essai de Frédéric Bisson dans lequel l’auteur reconsidère l’identité de l’œuvre phonographique, c’est à dire une œuvre sonore enregistrée, en l’occurrence, ici, celle du rock. Et plus largement les rapports avec l’art, l’expérience ou encore le temporel.

Information

  • @2016
  • 2978-2-917131-44-2
  • \18€
  • E232
  • Znon
  • 4Français
  • }130 L - 190 H

Quand on pense rock, on pense souvent énergie, live, violence ; ce que nous considérons comme la « loi du rock ». Contre cette idée reçue, la véritable originalité du rock ne consiste-t-elle pas plutôt dans le nouveau type d’objet qu’il a introduit dans le monde ? Le disque de rock n’est pas qu’un enregistrement, il existe en lui-même. Telle est la thèse initiée aux États-Unis par Theodore Gracyk et défendue en France par Roger Pouivet, qui soutient l’idée que l’enregistrement est la nature même de l’œuvre rock. L’auteur de La Pensée rock part de cette thèse pour définir l’essence même du rock.

Essai d’ontologie phonographique

La Pensée rock de Frédéric Bisson est une réponse à cette analyse de l’œuvre rock. Il définit l’essence du rock de façon plus complexe : il s’agit de saisir l’objet phonographique sur le vif, ses objectifs et son évolution.

Disputer de l’essence du rock n’est pas un loisir de philosophes. Il ne pense pas philosophiquement, avec des concepts, mais il pense musicalement, avec des affects. Ces affects sont incarnés dans les disques et intégrés dans des modes de vie. Les répétitions phonographiques rythment la vie quotidienne, elles rassemblent une communauté virtuelle dont la forme nouvelle est décrite dans ce livre.

Frédéric Bisson, agrégé de philosophie et membre du comité de rédaction de la revue Multitudes. Il écrie et travaille sur les croisements de la culture savante et de la culture pop.

Sommaire

— Affects

I : Polyvalence de l’identité

II : L’effet phonographique

III Comment la phonographie a transformé l’expérience musicale

IV : Eloge de l’erreur : les puissances du faux

V : Qu’est qu’un effet

— Processus

I : L’œuvre rock est un objet virtuel, perceptuel et processuel

II : L’objet phonographique rock idéalise des événements

III : L’œuvre rock objectifie un nexus de processus actuels

— Pratiques

I : Usages quotidiens du rock

II : Le problème du concert rock

— Masse et culture

I : Contre la scission masse / culture

II : Le rock contre la musique de masse

III : Communautés en essaim

IV : Pour une analyse tétrapartite de la musique

V : Réponse anticipée à deux objections

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