DANSE | SPECTACLE

Kata

11 Oct - 20 Oct 2017

Le Théâtre national de Chaillot présente Kata d’Anne Nguyen, un spectacle conjuguant danse et combat pour faire du break, danse au sol, un art martial actuel.

Artiste associée au Théâtre national de Chaillot, Anne Nguyen présente Kata, sa dernière création. Pièce pour huit danseurs, Kata invite à considérer un type de danse particulier, le break, comme un «art martial contemporain» en s’inspirant de danses martiales telles la capoeira, le Jiuji-Tsu brésilien ou le Viet Vo Dao.

Kata : danse de combat

Danse et combat sont indissolublement liées dans la pièce d’Anne Nguyen, comme le laisse certainement entendre son titre même. Plus que toute autre jusqu’alors, la chorégraphie de Kata obéit à un seul et même principe directeur : organiser un ensemble de mouvements selon les katas des arts martiaux japonais, ces mouvements codifiés trouvant leur origine dans l’expérience même du combat. Vouloir ainsi lier danse et combat, revient à asssocier ces mouvements aux règles chorégraphiques, et conduit les danseurs à épouser une nécessaire discipline à la fois physique et intellectuelle afin de réunir ces deux types d’exigences que sont les mouvements codifiés et chorégraphiés. Si l’interprétation requise relève davantage de l’expérience pure que de la réflexion, elle se fonde sur un équilibre entre mouvements executés des côtés droit et gauche du corps.

Kata : assimiler les contraintes

En dépit d’une attention particulière portée à la qualité de l’exécution, Anne Nguyen ne manqué pas de préciser qu’elle refuse toute forme d’académisme puisqu’il importe d’abord de tenir compte des caractéristiques de chaque danseur, et d’élaborer une chorégraphie faite de rapports contraints entre mouvements et espace. Dès lors, les mouvements doivent être décomposés et recomposés pour révéler de tels rapports, et paraître aussi naturels que possible. La danse de Kata répond donc à la volonté constamment affirmée dans toutes les pièces d’Anne Nguyen de «libérer les danseurs de leurs automatismes, ainsi que le public, de ses manières habituelles de voir».