ART | EXPO

J’étais jeune, j’avais quatorze ans, j’étais berger

13 Oct - 23 Déc 2017
Vernissage le 13 Oct 2017

L’exposition « J’étais jeune, j’avais quatorze ans, j’étais berger » à La Terrasse, à Nanterre, réunit des œuvres récentes et plus anciennes de Robert Milin. Ces films, photographies et sculptures sont reliés par des thèmes constants : la vie quotidienne dans des territoires donnés, le tissu social, la rencontre et l’expérience.

L’exposition « J’étais jeune, j’avais quatorze ans, j’étais berger » à La Terrasse, espace d’art de Nanterre, présente des films, photographies et sculptures de Robert Milin. Des œuvres récentes nées des séjours de l’artiste à Nanterre et d’autres plus anciennes, toutes traversées par les thèmes de la rencontre et de l’expérience.

Robert Milin observe les territoires et leurs habitants

L’exposition réunit un corpus polymorphe de films, photographies et sculptures de Robert Milin, dont plusieurs œuvres récentes que l’artiste a réalisées lors de ses réguliers passages à Nanterre, depuis sa première venue fin 2012. Leur contexte créatif revêt une grande importance pour les œuvres de Robert Milin qui se nourrissent du quotidien des habitants de territoires donnés, explorent l’opposition entre les espaces privés et publics et épousent les rythmes et les modes de fonctionnement des individus et groupes qui y participent, de leurs relations sociales et des lieux de vie observés.

Les vidéos et films réalisés à Nanterre font donc entendre ses habitants. La vidéo Les silences dresse le portrait de bénévoles qui exercent dans cette ville. On découvre également l’œuvre mêlant vidéo, sons, photographies et textes J’étais jeune, j’avais quatorze, j’étais berger. Le film L’art les gens l’artiste s’inscrit quant à lui dans un questionnement sur son propre travail : en 2015, Robert Milin est reparti à la rencontre des personnes avec lesquelles il a collaboré depuis 1991, dans des œuvres qui reflètent leur pratique quotidienne, qu’ils soient simples habitants, jardiniers ou cyclistes, et il recueille leur avis sur cette expérience.

L’œuvre de Robert Milin, sous le signe de la rencontre et de l’expérience

Des œuvres plus anciennes permettent d’observer la constance d’une démarche qui repose toujours sur la rencontre et l’expérience. On redécouvre ainsi le projet au long cours Les correspondances de Gérard Margerite, mêlant lettres et  photographies autour d’un personnage fictif inventé par Robert Milin, ou encore l’installation Mon prénom signifie septembre, réalisée en 2009 dans le quartier des Etats-Unis à Lyon 8 et celui de Montmousseau à Vénissieux, où Robert Milin est allé à la rencontre des habitants pour montrer le décalage qui existe entre la réalité des populations stigmatisées et l’image qu’en renvoient les médias.