ART | EXPO

Alors que j’écoutais moi aussi David, Eleanor, Mariana, Delia, Genk, Jean, Mark, Pierre, Shima, Simon, Zin et Virginie

13 Jan - 05 Mar 2017
Vernissage le 12 Jan 2017 à partir de 18:30

Les œuvres de treize artistes contemporains sont rassemblées dans l’exposition « Alors que j’écoutais moi aussi David, Eleanor, Mariana, Delia, Genk, Jean, Mark, Pierre, Shima, Simon, Zin et Virginie » au centre d’art contemporain rennais La Criée. A travers des vidéos, des compositions musicales, des installations, des sculptures et des peintures, l’exposition s’intéresse à la notion de récit.

L’exposition « Alors que j’écoutais moi aussi David, Eleanor, Mariana, Delia, Genk, Jean, Mark, Pierre, Shima, Simon, Zin et Virginie » au centre d’art contemporain La Criée, à Rennes, réunit treize artistes contemporains autour de la notion de récit. Des vidéos, compositions musicales, pièces audio, installations, sculptures et peintures inaugurent le nouveau cycle de La Criée autour de ce thème.

Les œuvres de treize artistes rassemblées autour de la notion de récit

La première exposition du cycle que La Criée consacre au récit a été conçue avec une vision large du sujet : son but est de refléter les multiples aspects, sens et intentions que peut revêtir le récit. Dans sa forme même et dans les choix des artistes et des œuvres présentés, l’exposition épouse sa thématique.

Ainsi, autour de neuf plus jeunes artistes, quatre personnalités établies de l’art contemporain endossent le rôle de transmetteur qui est aussi celui du récit. David et Eleanor Antin, Jean Dupuy et Delia Derbyshire ont en effet créé une œuvre qui traverse les générations. Celles-ci se communiquent de l’une à l’autre l’objet de leurs réflexions, qui portent d’ailleurs précisément d’écriture et d’oralité.

Des figures établies de David et Eleanor Antin et Delia Derbyshire aux talents émergents de David Horvitz et Virginie Yassef

De David Antin est présenté un des Talk Poems : Tuning, réalisée en 1977. Ces poèmes qui constituent de véritables autoréflexions sur l’art du récit, ont été imaginé par l’artiste, poète et critique d’art en 1972, en réécoutant l’enregistrement d’une conférence qu’il venait de donner, dans le cadre de son enseignement au département art de l’Université de Californie. Il commencé alors à retranscrire ses conférences , sans capitales ni ponctuation, celle-ci n’intervenant que sous la forme d’espaces blancs, utilisés à chaque fois que sa respiration est audible sur la bande. L’œuvre The Dreams de Delia Derbyshire, une pièce radiophonique en cinq parties réalisée en 1964, témoigne du rôle pionnier qu’a joué cette compositrice à la fois dans le domaine de la musique électronique et dans celui de la radiophonie.

Le parcours est guidé par les notions de découverte et d’interprétation et relie des œuvres qui adoptent les diverses formes du récit. Chez Mariana Castillo Deball, il est question d’histoire. L’œuvre Do Ut Des (I give that you may give back), composée de trois livres percés reposant sur des socles en chêne, s’inscrit dans un travail consacré aux rapports entre l’art, l’histoire et l’historiographie. Elle met en perspective la classification du monde et de la création culturelle qui est opérée par les musées, institutions et bibliothèques. Chez Virginie Yassef et Zin Taylor, les œuvres s’intéressent aux récits légendaires ; chez Pierre Paulin, aux récits samplés ; chez David Horvitz, à ceux que construisent les rêves et chez Shimabuku et gerlach en koop, aux récits trouvés ou dispersés.