ART | EXPO

Turpentine 10

24 Nov - 19 Jan 2019
Vernissage le 24 Nov 2018

L’exposition « Turpentine 10 » à la galerie parisienne Art Concept dévoile des œuvres de Jean-Luc Blanc, Mimosa Echard, Jonathan Martin, Cécile Bouffard, Simon Bergala et Oscar Chan Yik Long, des peintures, sculptures, assemblages, dessins et installations qui ont été réalisés pour le dixième numéro de la revue Turpentine.

L’exposition « Turpentine 10 » à la galerie Art Concept, à Paris, présente les œuvres réalisées pour le dixième numéro de la revue Turpentine : des peintures, sculptures, assemblages, dessins et installations que l’on retrouve au fil de ses 2 × 56 pages en format A4 photocopiées.

« Turpentine 10 » : dixième numéro de la revue d’art contemporain

La revue Turpentine, créée en 2013 par Jean-Luc Blanc, Mimosa Echard et Jonathan Martin, présente son dixième numéro à travers une exposition regroupant les œuvres qui ont été réalisées pour celle-ci. On retrouve aux côtés des peintures, installations, dessins et assemblages de ses fondateurs, des réalisations des artistes invités Simon Bergala, Cécile Bouffard et Oscar Chan Yik Long.

Les peintures de Jean-Luc Blanc comme L’heure exquise (Au moment voulu) prennent leur source dans des images qu’il glane dans des journaux, magazines, cartes postales, films, etc. puis qu’il se réapproprie en isolant certains de leurs motifs pour les retravailler et les recontextualiser. Recadrés et transposés au crayon ou à l’huile sur papier ou sur toile, ces motifs subissent alors divers traitements qui leur confèrent de nouvelles textures et aspects, de l’épaisse croûte picturale au rendu lisse de la publicité. Les images voient ainsi leur potentiel affirmé par ce remodelage qui leur confère un caractère énigmatique autant qu’une force nouvelle.

Recontextualisation et assemblage chez Jean-Luc Blanc, Mimosa Echard et Jonathan Martin

La pratique de Mimosa Echard se fonde quant à elle sur la collecte d’objets et matériaux hétéroclites, des cosmétiques et produits chimiques, aux plantes, produits animaux, minéraux, images et autres déchets. L’artiste réalise à partir d’eux des objets qui entremêlent processus biologiques et technologie, observant ainsi la façon dont la matière peut-être affectée, à la manière d’expérimentations autour du dosage de poisons et d’antidotes.

L’hybridation et la recontextualisation de formes et de contenus sont aussi au cœur du travail de Jonathan Martin. Abordant des champs variés tels que le film en 16 mm, la vidéo de musique, le poster, l’assemblage, l’installation et le dessin, l’artiste révèle des correspondances, des échos et des interactions ou des migrations entre des œuvres et des domaines culturels parfois très distants les uns des autres. A travers ses réalisations, l’art se dévoile comme un espace de passage, où les déplacements et les permutations donnent naissance à de nouveaux récits.