logo
BF15DemocraciaTxT02
ART PHOTO DESIGN DANSE
parisART recherche un-e COMMERCIAL-e MOTIVE-e connaissant le marché de l'art
RECHERCHER


INTERVIEWS

Philippe Ramette, Eloge de la clandestinité (Hommage à la résistance), 2011. Photographie couleur. 150 x 120 cm.<br><br>Courtesy Galerie Xippas © Philippe Ramette. Photo: Marc Domage Philippe Ramette
Philippe Ramette
19 sept. 2011
Philippe Ramette est bien plus que le photographe que l'on connaît. Au CRAC de Sète (jusqu'au 2 oct. 2011), il dévoile un ensemble conséquent de sculptures et d'installations récentes. Parcours de l'exposition en compagnie de l'artiste, qui livre quelques clés de compréhension de son univers.
carre_rouge  Par Elisa Fedeli

Elisa Fedeli. Quand on pense à votre travail, on voit aussitôt sa part photographique, et en particulier les séries Promenade irrationnelle et Exploration rationnelle des fonds sous-marins. A contre-courant de cette idée reçue, vous exposez au CRAC de Sète un ensemble conséquent de sculptures et d'installations. Cet évènement veut-il rendre compte d'une nouvelle direction dans votre travail?
Philippe Ramette. Non, pas du tout, pour moi ce n'est pas une rupture mais la suite. La partie photographique n'est pas l'essentiel de mon travail. Depuis mes débuts, je réalise des installations et des sculptures. Il s'avère que, pour différentes raisons liées au hasard de mes rencontres, mon travail photographique s'est beaucoup développé depuis 2000. Auparavant, je pratiquais la photographie de manière plus ponctuelle, en utilisant des objets que je réalisais moi-même (Objet à voir le monde en détail, Objet à voir le chemin parcouru). Ces objets avaient leur existence propre et étaient exposés au même titre que les sculptures. Il me semble important de préciser que je n'ai pas réalisé de nouvelles images depuis 2006.
Pour prendre la mesure de cette exposition à Sète, il faut avoir en mémoire celle qui a eu lieu au MAMCO à Genève en 2008. Celle-ci m'avait permis de regarder mon travail dans son ensemble et d'adopter un regard critique, parfois sévère, vis-à-vis de lui. J'ai pu ainsi prendre la mesure des réels pourcentages des différents ingrédients présents dans mon travail et faire apparaître des manques. L'exposition de Sète est une sorte de deuxième temps, de complément, que j'ai conçu de manière totalement intuitive.
Pour moi, chaque exposition matérialise un point de vue. Elle n'affirme jamais une direction nouvelle, définitive ou permanente. J'essaie de me réserver cette extrême liberté. Je considère mon travail comme un territoire, que j'espère en expansion. A l'intérieur de ce territoire, il y a quelques départements dans lesquels je vais et je viens, en fonction de ce qui me semble important de matérialiser à un moment donné.

Plusieurs oeuvres présentées à Sète vous prennent pour modèle (La silhouette, Portrait tragi-comique, Eloge de la clandestinité, L'ombre de moi-même). Qu'ont-elles en commun et que disent-elles de vous?
Philippe Ramette. Elles n'ont rien en commun, si ce n'est que je suis à chaque fois le modèle représenté.
La sculpture en résine, intitulée provisoirement La silhouette, suggère un état mental qui a été le mien ces deux dernières années: un geste contradictoire entre le refus de voir et la tentation d'avancer. Je parle ici d'un point de vue très personnel. Une partie de moi-même s'y retrouve mais, en même temps, je souhaite qu'au-delà de cette idée le sujet soit suffisamment ouvert pour que chacun puisse aussi s'y reconnaître ou voir autre chose.
Portrait tragi-comique est inspiré du regard de certains amis critiques sur mon travail, lequel a pu apporter un éclairage auquel je n'avais pas pensé moi-même. La référence à Buster Keaton est devenue quasi systématique pour parler de mon rapport tragi-comique avec les choses. Il m'a semblé que ces deux états d'esprit étaient des éléments suffisamment importants au sein de mon travail pour mériter une matérialisation. Ce portrait réunit trois points de vue différents et impossibles à tenir réellement. Je suis intéressé par cette alternance d'expressions contradictoires et par le déplacement dans l'espace que cela implique pour le spectateur. C'est une manière d'affirmer que je suis avant tout sculpteur. Mes photographies contiennent elles aussi des liens très forts avec la sculpture, notamment au moment de leur réalisation.
Dans L'ombre de moi-même, il y a l'idée de dématérialisation, et non de disparition. Le corps n'est pas présent mais son ombre, qui le signifie, l'est. Le titre est connoté de manière négative mais il peut être considéré au sens littéral. J'ai voulu séparer ce qui est habituellement complémentaire — le volume et l'ombre — et jouer avec des préoccupations qui relèvent essentiellement du travail de sculpteur.

Vous semblez faire des allers-retours incessants entre la photographie et la sculpture, à l'image de cette autre pièce exposée à Sète, Fish Eyed, qui fait dialoguer les deux.
Philippe Ramette. Oui, c'est une manière différente de faire en sorte que la photographie soit présente, non pas par l'objet photographique en tant que tel mais par la restitution de ce qu'on verrait par l'intermédiaire d'un objectif particulier qu'on appelle «Fish Eyed». C'est un objectif que je n'utilise pas pour mes propres photographies et qui sert à créer ...


Créateurs :
puce rouge Philippe Ramette




puce rouge Page 1 / 3 fleche suivante Page suivante

site_com


ÉDITORIAL fleche_rouge
Entre sens et sensation
Aussi matérielles soient-elles les œuvres contemporaines débordent souvent, du côté du sens et du projet, leur visibilité. Elles valent moins en tant que choses à voir qu'en tant qu'expressions matérielles, ou vestiges, parfois lacunaires et même déceptifs, de processus et d'expériences. Le rôle de combler l'apparente disjonction entre la part visuelle et la part conceptuelle des œuvres contemporaines; le rôle de raccorder, en quelque sorte, la matérialité sensible des...
">fleche Lire la suite
130408VilletteKawa
acting01 acting02
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Acte II de l'exception culturelle à l'ère du numérique
puce rouge  Vente de la Maison de France à Berlin
puce rouge  Renouvellement de José-Manuel Gonçalvès à la direction du Centquatre
puce rouge  Fermeture de la galerie Jérôme de Noirmont, à Paris
puce rouge  Marseille: 400 000 euros pour David Guetta, sans rien pour les associations
puce rouge  Israel Galvan danse pour les Roms de Ris-Orangis
puce rouge  Décès du photographe Gabriele Basilico
puce rouge  Annonce des nommés du prix Marcel Duchamp 2013
puce rouge  Pas d’art pour les pauvres, les sales et les méchants!
puce rouge  Eric Cantona, la Rolls de l'Abbé Pierre
puce rouge  Andrée Putman: luxe, mesure et simplicité
puce rouge  Egalité des chances dans l'accès aux grandes écoles de la culture

DIAPORAMA

interviewLe miroir est devenu un objet de décoration primordial et apprécié de tous. Un beau miroir design peut être le détail qui change une pièce ! Découvrez la gamme miroir design sur le site de PIB.
pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales