logo
140227SerignanDowns
ART PHOTO DESIGN DANSE
RECHERCHER


INTERVIEWS

<br><br> Jota Castro
Jota Catro
10 janv. 2008
L'artiste Jota Castro est l'un des deux commissaires, avec Evelyne Jouanno, de la Biennale de l'Urgence, à Paris (Palais de Tokyo) et à Grozny. Il livre ici les derniers développements de cette aventure au long cours.
fleche suivante1/2
Par Anne Malherbe

Interview
Par Anne Malherbe

Anne Malherbe. Quels sont les derniers développements de la Biennale de l'Urgence ?
Jota Castro. Douze pays veulent accueillir la Biennale !! En Italie, on a la possibilité de le faire à Rome, à Florence et à Bolzano, et peut-être même la possiblité à Naples. On a Sidney, Ljubljana, Canton, Amsterdam, Charleroi, Berlin. Ce sont les propositions les plus sérieuses. Elles vont nous permettrent de continuer à parler des Tchétchènes : ce serait pas mal !
Ce qui m'intéresse dans cette histoire, c'est d'avoir la possibilité de parler longtemps du problème, d'avoir plus de temps pour faire passer plus de choses, et pour compliquer encore plus le problème ! Il y a l'idée, à la base, de ne pas seulement montrer l'art mais de jouer avec le droit. Poutine demande à être jugé sur son respect du droit : et moi, je vais jouer avec ça bientôt.
Nous envisageons la possibilité de demander que Grozny devienne la capitale culturelle de l'Europe. Poser la candidature, c'est quelque chose d'extrêmement simple. Il faut trouver 25000 signatures. Alors j'ai envie de demander un truc un peu ubuesque à des amis, d'imaginer une programmation culturelle d'un an, pour ce peuple, théâtre, art, et de faire la proposition, tout en sachant que normalement la réponse sera non.
Et nous allons le faire, parce que j'ai compris que certaines formes de militantisme classique finissent par fatiguer l'opinion publique. J'ai énormément de respect pour les gens qui, une fois par semaine, vont gueuler devant l'ambassade de Russie. Mais il faut faire des opérations qui offrent de la visibilité et qui permettent aussi de prouver que l'art peut s'intéresser à autre chose que son nombril.

Parle-moi de la Fondation de l'Urgence ?
On cherche le lieu le plus favorable pour son installation. Par rapport au système français, qui est régi par une situation unique, dans certains pays, au contraire, on a la possibilité de faire la même chose tout en ayant plus de possibilités du point de vue de la recherche de fonds ; et ce qu'on peut proposer aux éventuels sponsors de la Fondation est beaucoup plus large, notamment aux Pays-Bas. Mais ça c'est un problème de législation communautaire. Alors, comme on est «une» Europe, pour moi c'est pareil de m'installer ici, à Amsterdam ou à Londres.

Que souhaitez-vous développer d'abord par la Fondation ?
Le but c'est d'aller là où l'on ne nous attend pas, amener l'art dans des lieux où, normalement, il ne va pas, aller demander à des artistes, à des curateurs, d'exprimer des positions, des inquiétudes dans des lieux traditionnellement éloignés de l'art. Je ne vois plus l'intérêt de créer des Biennales pour prouver sa modernité dans une capitale européenne. Nous avons l'intention d'aller en Irak.
L'art est généralement si éloigné de ce type de réponse… Les musiciens arrivent à faire des journées pour la pauvreté. Mais chez nous, ça n'existe pas. Je pense que c'est seulement une question de désorganisation, mais on peut le faire.

Vous avez des mécènes pour la Fondation ?
En créant la Fondation, nous voulions éviter de créer une association loi 1901, car la façon dont ce genre d'organisation peut trouver l'argent est extrêmement réduite. La Fondation pose la réalité d'une autre façon. C'est-à-dire qu'il ne s'agit pas de demander de l'argent à l'État pour ensuite être critique vis-à-vis de l'État. La Fondation me permet d'aller chercher là où je considère que je peux aller chercher, dans une démarche totalement libre.
Pour l'instant, j'en suis à une analyse juridique très approfondie. En France, pour créer une fondation, il faut apporter beaucoup de fonds. Aux Pays-Bas, tu peux créer une fondation avec 200 euros, avec le même attirail juridique. C'est encore plus facile aux Etats-Unis, mais le projet est un projet européen.

Du coup, ton travail personnel va être en veilleuse pendant un certain temps ? C'est sans doute une décision difficile à prendre ?
Oui, mais je crois à l'utilité de la Fondation. Justement, l'idée de la Fondation est aussi de pouvoir créer une équipe. Pour l'instant, c'est un projet totalement fou qu'on fait à deux. Parfois, nous envisagions même de poser notre candidature à la tête du Palais de Tokyo ! Une fois qu'Evelyne et moi aurons lancé la Fondation, nous espérons la faire gérer par d'autres. Pour le moment, il s'agit de structurer une idée et de la faire exister.

Y a-t-il du nouveau du côté de la Biennale ?
La situation à Grozny s'est terriblement détériorée depuis la mort d'Aslan Maskhadov. Quand on parle de Grozny, quand on montre des photos, ils ont peur, car les pare-feu des organisations ...

fleche suivante1/2

ANNONCE
Votre corps aussi est une oeuvre dont il faut prendre soins ! ABC Coach Sportif Paris à votre service.

Vous recherchez un livre audio ? Profitez d´un large choix de titres au sein de la librairie en ligne Gibert Joseph

140331ArchiUrgence
ÉDITORIAL fleche_rouge
Mapplethorpe et les nouveaux puritains
L'importante rétrospective que le Grand Palais consacre à Robert Mapplethorpe vingt cinq ans après sa mort a ceci de rassurant que cette œuvre aussi magistrale que sulfureuse n'a pas perdu de sa puissance provocatrice et dérangeante, ni de sa force à résister aux tentatives des puritains de toutes obédiences pour l'édulcorer, la vider de son énergie et… de son impact politique. Aujourd'hui encore, ici en France, on assiste à une série de tentatives pitoyables, plus ou moins conscientes, de...
fleche Lire la suite
140320PMU


La Renaissance et le rêve, l’abandon du corps
Comment représenter l'état de sommeil qui permet d'accéder au rêve? Eléments de réponse avec l'exposition «La Renaissance et le rêve» au musée du Luxembourg, où il est question de corps, d'abandon et de visions.
fleche Lire la suite
acting01 acting02
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Appel de Chaillot: Pour une nouvelle Europe de la culture
puce rouge  Ministère de la culture: aide au développement des galeries d'art
puce rouge  Marc Partouche nommé directeur de l’Ecole supérieure des Arts décoratifs
puce rouge  Drawing Now Paris en danger: des intermittents et chômeurs occupent le Carreau du Temple
puce rouge  Cinq architectes en lice pour la nouvelle Ecole de la photo d’Arles
puce rouge  Art ou pub? Le Panthéon choisit JR
puce rouge  Le Cap Capitale Mondiale du Design 2014
puce rouge  La crise ne rend pas la culture moins nécessaire, elle la rend au contraire plus indispensable
puce rouge  Le Front national manifeste contre le chorégraphe Olivier Dubois
puce rouge  Cette année, la Fiac lance sa foire off à Paris et s’exporte à Los Angeles dès 2015
puce rouge  Avignon: fermée pour travaux, La Collection Lambert s’expose hors-les-murs
puce rouge  Marc Partouche nommé directeur de l’Ecole des Arts décoratifs (Ensad)
DIAPORAMA

Stefanie Busch, Schatten, 2010. Encre de chine sur papier, 65 x 50 cm.
Charlotte Charbonnel, Petits colosses, 2012. Limaille de fer, résine, plexi, bois. 24 x 24 x 24 cm.



pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales