logo
140719Pareidolie
ART PHOTO DESIGN DANSE
parisART recherche un-e REDACTEUR-ice COMPETENT-e
RECHERCHER


INTERVIEWS

Olivier Mosset
Olivier Mosset
25 mai 2005
Olivier Mosset présente dans trois espaces à Rennes une série de monochromes ainsi que deux sculptures. Son œuvre, trop souvent résumée aux années critiques BMPT, s'interroge sans interruption depuis quarante ans sur le devenir de la peinture faisant de l'artiste suisse un véritable «historien des formes».
fleche suivante1/3
Par Paul Bernard

Par Paul Bernard

Paul Bernard : Vous êtes identifié comme un peintre radical. On connaît beaucoup moins votre oeuvre sculpturale. A Rennes, vous en présentez deux. Pouvez vous nous parler de votre rapport à la sculpture?
Olivier Mosset: Disons que j'ai fait des pas de côté dans la troisième dimension, mais je crois quand même les avoir faits avec une réflexion de peintre. J'ai fait des trucs, des décorations artistiques, et à partir de ça, j'ai été amené à travailler sur une sculpture qui est la même que celle que je présente ici dans le petit jardin à coté du Musée des beaux-arts. Mon idée au départ était de la faire à l'intérieur du musée, mais comme c'est des trucs lourds, des modules en béton, ready-made, j'avais laissé tomber. Et puis Christophe Viart [commissaire de l'exposition] a persisté, ça a donc donné cette pièce dans le jardin.
Dans le même temps comme on avait décidé de ne pas la faire, j'avais prévu autre chose, une autre sculpture, ici en glace, que j'avais déjà faite plusieurs fois : en carton une première fois et en bois peint deux ou trois fois. Je l'avais déjà faite une fois en glace pour une exposition à Saas Fe dans les montagnes en Suisse, où il y avait un glacier. On a pris un bloc du glacier puis on l'a taillé. Je l'avais refaite à Bâle, où elle s'était écroulée assez vite. Je l'ai refaite encore une fois dans la cour de la galerie "Les filles du calvaire" pour une exposition qui s'appelait Minimal Pop, en 2006. Là, comme c'était l'hiver, elle a tenu tout le temps de l'exposition et même au delà. Ce qui est drôle, c'est qu'elle se transforme. C'est toujours la même sculpture, mais enfin, elle fond. Ici, je trouvais intéressant de la faire à l'intérieur du musée, entourée de ces sculptures du dix-neuvième.

Le module de base, le « toblerone », est un bloc anti-char...
Le module de base, la première fois que je l'ai présenté, c'était à Sion dans un endroit qui s'appelait l'Arsenal. On en avait mis une quarantaine, c'était une vraie installation. En Suisse, on trouve ces barrages anti-chars un peu partout dans la campagne, encore maintenant. J'en ai d'ailleurs acheté à l'armée. C'est quelque chose entre le land art et la sculpture minimale dans le genre de ce qu'a pu faire Tony Smith. C'est ça qui m'intéresse: un regard un peu formel sur des formes qu'on ne comprend pas très bien, à moins d'être un spécialiste de barrages anti-chars. D'ailleurs, on ne comprend pas très bien pourquoi ils sont placés là où ils le sont. Quand j'ai pensé à en acheter, j'avais demandé une carte de leur emplacement à l'armée. Elle m'a été refusée...
Voilà, je ne sais plus très bien pourquoi, mais je sais que cette forme m'a intéressé, avec cette histoire de land art déjà tout fait. Le land art joue en général avec le paysage, que ce soit Michael Heizer qui occupe une tranchée ou des gens comme Nancy Holt. Ici, c'est une construction qui, au contraire, va à l'encontre.

Ca reste chargé de significations quand même
Si les gens le savent, oui peut-être, mais enfin c'est anti-char, disons que ça protège le musée.

Vous exposez ici à Rennes dans les mêmes endroits que John Armleder, que vous connaissez bien, il y a un peu moins d'un an. Je vous avais vu lors du vernissage. Quand on regarde votre stratégie d'exposition on a presque l'impression que vous le prenez à contre pied...
Ce sont les mêmes lieux, mais c'est pas tout à fait pareil. D'abord parce que John est plus post-moderne que moi. Il a un champ dans lequel il peut travailler qui est beaucoup plus vaste. Dans l'expo de John il y avait un côté installation, moi c'est moins ça, bien que je pense qu'un accrochage soit toujours une installation.

Mais contrairement à lui vous n'avez pas cherché à agir directement sur le lieu. Alors que vous l'aviez déjà fait dans le passé.
Pas souvent, mais effectivement je l'ai fait. Une fois j'ai peint un mur en jaune, je ne sais pas si les gens étaient tellement contents. Je suis intervenu plusieurs fois sur le lieu, notamment une fois au Musée Migros à Zurich. Bon, je crois que l'on ne peut pas échapper au rapport de ce qu'on met dans un espace avec l'espace qui le contient, mais il y a des gens qui se concentrent beaucoup plus là dessus. Pour ma part, je travaille dans mon atelier en Arizona et après je déplace les peintures. L'espace m'intéresse aussi, mais contrairement à Buren par exemple, ça n'est pas ce qui détermine mon produit. Le produit a pour moi une autonomie, une autonomie relative parce que toujours dépendante d'autre chose, mais quand même. Quelque part, je fais de la peinture de ...

fleche suivante1/3

ANNONCES
Avec Ownsport, bénéficiez d´un coach sportif diplômé dès 19€/h pour des cours sur mesure à votre domicile !



ÉDITORIAL fleche_rouge
Esthétiques photographiques de l'attention
La frénésie de la vie et du monde d'aujourd'hui, les tensions et les bouleversements qui agitent tous les secteurs de la société, ainsi que les pressions permanentes exercées par l'hypertrophie des communications, suscitent le sentiment qu'est menacé un bien des plus précieux et des plus fragiles de l'homme: son attention. Tout allant trop vite, on ne peut plus accorder aux choses l'attention qu'elles méritent. Dans le flux incessant des marchandises et des informations, l'attention se fait...
fleche Lire la suite
140625VilletteOrta.gif
140707LyonBiennaleDanse


La Renaissance et le rêve, l’abandon du corps
Comment représenter l'état de sommeil qui permet d'accéder au rêve? Eléments de réponse avec l'exposition «La Renaissance et le rêve» au musée du Luxembourg, où il est question de corps, d'abandon et de visions.
fleche Lire la suite
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Lauréats du 15e Prix Liliane Bettencourt pour l’intelligence de la main: Nathanaël Le Berre, Gérard Borde et Marc Aurel, Yann Grienenberger
puce rouge  Fin 2014, la galerie Yvon Lambert tire sa révérence
puce rouge  Le Festival d’Avignon aura bien lieu mais la CGT Spectacle appelle à une grève massive pour l’ouverture
puce rouge  L’artiste Huang Yong Ping prend les commandes de la Monumenta 2016
puce rouge  Un chemin de «Grande Randonnée Artistique» pour la Nuit blanche à Paris
puce rouge  Rapport sur le développement de l’entrepreneuriat dans le secteur culturel en France
puce rouge  Le 27 octobre 2014, ouverture de la Fondation Louis Vuitton
puce rouge  CoordinatiIntermittents et Précaires: «Ce que nous défendons nous le défendons pour tous!»
puce rouge  Nicolas Bourriaud entre confiance et vigilance du ministère de la Culture
puce rouge  Menace sur les festivals d’été, le conflit s’envenime entre les intermittents et le gouvernement
puce rouge  Ensba, le bras de fer continue entre Nicolas Bourriaud et les étudiants
puce rouge  Laurent Le Bon nouveau président du musée national Picasso
DIAPORAMA

Christophe Lemaitre et Spassky Fisher, Le Livre de Go, 2014.



pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales