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INTERVIEWS

<br><br> Michael Lin
Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans
25 mai 2005
Au moment où la complainte sur la situation de l'art contemporain commence à tourner en rond, l'exposition «Notre Histoire» dévoile la scène artistique française des artistes émergents des années 2000. Cette exposition et la programmation événementielle qui l'entoure durant une semaine ressemblent à des adieux en fanfare de la part des deux directeurs du Palais de Tokyo, Nicolas Bourriaud et Jérôme Sans.
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Par Samantha Longhi

Interview
Par Samantha Longhi

Beaucoup souhaitent que le Palais de Tokyo devienne une sorte de Whitney Museum à la française. Finalement, ne croyez-vous pas que le public attendait cette exposition depuis l'ouverture du Palais de Tokyo?
Nicolas Bourriaud. Je ne crois pas, car la majorité des artistes représentés ont déjà fait l'objet d'expositions ici même. D'autre part, le Palais de Tokyo est l'institution parisienne qui a le plus soutenu l'art français ces quatre dernières années. Par ailleurs, nous pensons que cette exposition n'aurait pas eu le même impact, le même poids, la même ampleur internationale, si elle avait eu lieu plus tôt ou il y a quatre ans. C'est aussi toute la stratégie du Palais de Tokyo autour de la recrédibilisation de la scène française qui fait qu'on va pouvoir regarder d'une autre manière les artistes qui la composent. Cela ne pouvait se faire qu'à la fin et certainement pas au début.

Jérôme Sans. On pourrait dire aussi que lorsque l'on a conçu le Palais de Tokyo en 2002, on l'a fait à un moment précis dans l'histoire française. Et notre désir était d'être une sorte de caisse de résonance de l'ensemble des énergies qui composaient à ce moment précis une nouvelle pliure culturelle française, à travers des galeries, des critiques, des magazines, web ou autres, l'apparition d'une nouvelle génération de personnes que nous avons montrée et soutenue à travers des présences: la revue 02 par exemple, des collectifs, des projets interstitiels, etc.
Nous n'avons eu de cesse depuis l'ouverture de penser à la scène française à travers notre programmation, mais pas comme un Whitney car nous refusons d'être un Whitney. Et c'est l'erreur des français, être un Whitney ne sert à rien, le village n'a pas besoin de se parler à lui-même, le village doit parler dans un contexte international et c'est ce que nous avons fait depuis le début. Quand nous avons exposé Melik Ohanian, il n'était pas accompagné d'artistes français mais de ses homologues internationaux pour que des dialogues se créent et que nos homologues puissent comprendre ce qui se passe ici même. Et, comme disait Nicolas, si nous avions fait cette exposition il y a quatre ans, nous aurions été un centre d'art comme beaucoup d'autres, qui n'apporterait rien à la scène française. Nous avons eu une approche différente qui a donné un regain d'intérêt sur Paris, sur la France. Et le point d'orgue est cette exposition qui existe aujourd'hui comme un rapport d'activité de ce qu'on a fait pendant quatre ans.
Aucun lieu en France n'a fait un travail aussi permanent et aussi important pour la scène française. C'est pourquoi nous ne comprenons pas comment des rumeurs peuvent naître alors qu'on ne fait jamais ce genre de réflexions sur d'autres institutions à Paris ou en région.

Parmi les artistes représentés, on note la présence par exemple de Kader Attia et non Gilles Barbier, également celle de Wang Du qui est plus âgé que les autres artistes de l'exposition. Comment votre sélection s'est-elle donc effectuée?
N.B. Elle s'est effectuée de manière naturelle. Nous avons toujours voulu faire une radiographie de la génération qui a émergé en même temps que le Palais de Tokyo. Il y des artistes qui avaient évidemment une carrière importante avant, mais dont le travail s'est cristallisé à ce moment-là. C'était une vue très subjective; c'est le tournant du XXe au XXIe siècle qui voit l'apparition d'une génération et c'est ce qui a déterminé notre premier choix. Ce n'est pas une question d'âge. Effectivement, il y a des artistes comme Arnaud Labelle-Rojoux ou Wang Du qui sont plus âgés que les autres mais dont le travail a trouvé son point d'impact au même moment qu'une Agnès Thurnauer ou un Adel Abdessemed.

J.S. Cela aurait été une erreur de faire une tranche générationnelle car cela n'existe pas dans le rapport que les uns ont avec les autres. Il est vrai que c'est beaucoup plus juste de mettre face à face Arnaud Labelle-Rojoux et Loris Gréaud que des artistes sortis de l'École des beaux-arts. Cela n'aurait aucun intérêt pour aucun d'entre eux, chacun a des expériences qui se nourrissent les unes des autres.
Quand Laurent Grasso se retrouve avec Saadane Afif ou avec d'autres expériences, c'est nourrissant. L'image que nous avons montrée est une image de la scène française composée des artistes qui ont la possibilité d'exister au niveau international, ceux qui ont déjà une reconnaissance européenne ou qui sont en passe de l'avoir.
Ce n'est pas pour le village, encore une fois, mais pour nos homologues internationaux qui éprouvent de grandes difficultés à tenir un discours cohérent sur la scène ...

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Myriam Mechita, Se souvenir des éclats, 2010. Graphit. 120 x 80 cm.



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