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INTERVIEWS

Taroop & Glabel, <em>Le Beuglephone électrique</em>. 2007<br><br>Courtesy Sémoise galerie-éditions. © Taroop & Glabel
Rik Bas Backer
Entretiens sur l'art
05 avril 2007
Quel rapport y a t-il entre graphisme et art? Certes, les graphistes ont un rôle important dans la réalisations des invitations, des catalogues... mais n'ont-ils pas le droit d'être eux-aussi exposés comme le sont déjà les designers et les architectes? Cet Entretien sur l'art creuse la question.
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Par Catherine Francblin

Catherine Francblin. Nous recevons Mathias Schweizer, né en 1974 en Suisse. Il a notamment créé un label de musique électronique, participé à la conception graphique des rencontres chorégraphiques de Seine Saint Denis, réalisé plusieurs projets avec Mathieu Mercier, et a conçu le visuel du catalogue et des affiches de la manifestation Antidote.

Jean Marc Ballée est né en 1966. Il a collaboré à Grapus et a travaillé avec des artistes contemporains tels que Fabrice Hyber, Laurent Moriceau, Sophie Ristelhueber et Adel Abdessemed.

José Albergaria et Rik Bas Backer travaillent ensemble au sein de l'agence Change is good. José est né en 1970 au Portugal et Rik Bas Baker est né en 1967 à Amsterdam. Ils ont réalisé plusieurs catalogues pour la Villa Arson, ont notamment collaboré à la réalisation du catalogue et de l'affiche de l'exposition Bernard Frize au musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, et ont participé  au Festival international de l'affiche et des arts graphiques de Chaumont en 2004. Ils ont également collaboré avec plusieurs artistes pour des affiches et catalogues, dont celui de Raymond Hains édité par le Centre Pompidou. Ils ont également réalisé le numéro spécial d'Art Press, Oubliez l'exposition, coordonné par Pierre Leguillon.

Etienne Bernard est un jeune commissaire d'exposition, assistant du délégué général du Festival international de l'affiche de Chaumont. Il écrit également dans diverses revues spécialisées.
L'idée de cette table ronde intitulée Quand les graphistes s'en mêlent m'est venue de la visite de l'exposition de Mathias Schweizer au CAPC de Bordeaux, dont Etienne était le commissaire. Une question s'est rapidement posée: «iens, les graphistes exposent?». Suive d'une deuxième question «Pourquoi pas? Les architectes et les designers le font déjà».

Les travaux présentés dans cette exposition étaient aussi bien des commandes que des recherches personnelles. Ils montraient parfaitement que les graphistes ont leur propre univers, leurs propres références, un état d'esprit proche finalement de celui de l'artiste.
Je trouve donc très intéressant de réfléchir ce soir à ce que j'appellerais «l'extension du domaine de l'art.»

Il y a bien sûr graphisme et graphisme, de la même manière qu'il y a photo et photo. La photographie a été pendant longtemps un domaine ambigu. On se demandait si elle était de l'art ou non. Cette question ne se pose plus aujourd'hui.
Dans le domaine de l'histoire de l'art, les arts graphiques ont eu des heures glorieuses. A l'époque du Bauhaus, le dialogue avec l'art était intense. Aujourd'hui on assiste à un regain d'intérêt pour les arts graphiques. A noter que le graphisme est un métier relativement récent, survenu avec l'arrivée de l'affiche, comme le design, apparu avec l'ère industrielle.
Il existe un préjugé selon lequel les graphistes se prennent pour des artistes. Cette opinion relève d'un protectionnisme extrêmement désagréable.

Etienne, ne peut-on parler d'une tendance au décloisonnement?

Etienne Bernard. Aujourd'hui dans le champ de l'art, dans les lieux plus ou moins identifiés comme présentant de l'art contemporain, la notion de décloisonnement est en effet importante. Plusieurs musées et centres d'art en France commencent à ouvrir leur programmation au graphisme. C'est le cas de la Ferme du Buisson, de la Criée à Rennes, du CAPC de Bordeaux et du Palais de Tokyo. Effectivement,  avec ces exemples, le graphisme entre en territoire de l'art contemporain.

Est-ce le monde de l'art qui s'est ouvert? Ou est-ce le graphisme qui a fait du «forcing»? Probablement les deux. C'est un phénomène qui ne peut pas être considéré comme un épiphénomène, compte tenu de l'engouement récent pour les arts appliqués, comme la mode, le design textile, le design.
Est-on dans un effet de mode? Est-ce éphémère? Je ne l'espère pas. Le graphisme a-t-il intérêt ou non à se rapprocher de l'art? Doit-il le faire? Doit-il s'en justifier? Les personnes réunies ce soir auront des éléments de réponses, mais je pense que le graphisme aujourd'hui n'est pas encore arrivé au stade du design dont les grands noms s'affichent dans les galeries commerciales.

Il ne s'agit pas de faire un parallèle ni un amalgame entre les graphistes et les artistes. Les graphistes ne se prennent pas pour des artistes. Ils peuvent se mêler d'art, c'est autre chose. Il est vrai que certains ont aidé au développement d'une génération d'artistes. Dans un autre champ, le graphisme a pu suivre et aider au développement de scènes, de labels de musique. Ce sont des ...

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ÉDITORIAL fleche_rouge
Editos, et d'autres choses, à venir
J'ai depuis plusieurs mois suspendu la rédaction de mes éditos hebdomadaires. Pour deux raisons: 1° la rédaction d'un livre qui me tient à cœur; 2° la refonte totale du site que vous découvrirez dans les prochaines semaines. J'ai hâte de reprendre la publication des éditos pour interroger et partager avec vous les mouvements et soubresauts des arts, des images et de la culture. Merci de votre fidélité à parisART.
A bientôt. 
André Rouillé

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DIAPORAMA

Éléonore False, Vue d&rsquo;atelier Triangle France, mars 2014.
Eva Kotatkova, Emil, 2015. Métal soudé, contreplaqué, chaussures. 29,7 x 42 cm.



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