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INTERVIEWS


Alain Bublex
Alain Bublex
25 janv. 2007
Alain Bublex étudie les possibles pour en extraire des réalisations qui ont frôlé la réalité. Il crée un univers étrange où ce qui aurait pu être devient tangible.
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Par Catherine Francblin

Catherine Francblin. Alain Bublex est né en 1961 à Lyon. Il est représenté à Paris par la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois, où il expose depuis 1992. Toute présentation du travail d'Alain Bublex se doit de prendre appui sur un fait biographique particulier: le fait qu'il a été designer chez Renault.
Ainsi toute une série d'œuvres autour de la voiture vont trouver un commencement d'explication, et comme la voiture est l'un des éléments centraux de sa réflexion artistique, on sera tenté de faire de cette référence la clé principale d'une approche de son travail.

Mais si Alain Bublex a d'abord travaillé comme designer chez Renault, c'est que, sortant d'une école d'art, il a choisi de pratiquer le métier d'artiste d'une manière particulière, en se défiant notamment de tout ce que transporte l'idée éthérée d'artiste et de création: de le pratiquer justement dans une relation à des règles, à un contexte, à un donné extérieur à l'artiste, qui détermine ce qu'on appelle les arts appliqués; de pratiquer ce métier, en somme, dans une relation à la notion de programme.

Avec Bublex, la figure de l'artiste singulier s'estompe au profit d'une autre: la figure de l'inventeur. L'inventeur est un personnage fascinant, beaucoup plus intéressant à certains égards que celui de l'artiste. Il agit avec une conscience très forte de la réalité et en même temps avec une incroyable liberté par rapport à cette réalité, qu'il n'a de cesse de modifier et d'élargir pour l'adapter à ce qu'il croit être des besoins nouveaux.
Inventeur, Bublex invente une ville au Canada, mais une ville «réelle» constituée de tous les attributs des villes d'aujourd'hui; il en construit les plans, en définit l'organisation administrative, rassemble ses archives historiques.
Inventeur, il invente la voiture qui aurait pu être commercialisée si le constructeur Fiat avait poursuivi dans la voie ouverte par l'automobile des années 30. Il invente donc une Aerofiat, et en produit le prototype, lequel va réellement circuler dans les rues de Cahors.

Mais souvent, aussi, ses inventions restent à l'état de projet: il les montre sous la forme de documents: photographies, schémas, plans, dessins…
La notion de prototype joue d'ailleurs un rôle intéressant dans son travail: le prototype n'est pas l'objet final, il constitue une étape intermédiaire et provisoire entre le projet et la réalisation du produit; à ce titre il se situe sur le versant de «l'art à l'état de programme».
Le programme détermine comme une route à suivre, mais cette route est pour Bublex un espace à part entière; pas seulement un intervalle, pas seulement un vide entre deux villes, mais un lieu digne d'être donné à voir et à penser pour lui-même, comme l'indiquait son travail Ryder project, qui consistait à faire circuler un convoi de camions dans le paysage américain.

Les inventions de Bublex semblent fondées sur un principe d'inachèvement. Par là, elles se distinguent des produits qu'on associe aux arts appliqués, puisque, d'une part, elles ne sont pas destinées à être menées à bien jusqu'au stade de la réalisation (et encore moins de la commercialisation des objets) et que, la plupart du temps, d'autre part, les objets eux-mêmes ne dépassent pas le stade du projet. On pourrait ajouter qu'en outre, ses inventions n'ont aucune utilité, à l'instar des diverses Tentatives de record auxquelles il se livre depuis quelques années.

Nous allons donc traverser son travail à partir de la notion de programme et donner ainsi une lecture inédite, non chronologique, qui rend compte de son étendue, de sa «complexe diversité». Par quoi, par quels projets vas-tu nous ouvrir la porte?
Alain Bublex. L'image que je vous montre représente un bilan de ce que j'ai fait ces quinze dernières années. J'avais besoin d'une vision d'ensemble de ce que j'avais déjà produit, de manière chronologique depuis Glooscap. L'idée de programme arrive dans mon travail à la 4ème exposition à la galerie Vallois.

Je parlais toujours de Glooscap, d'Aerofiat et des Tentatives en les intitulant Projets, comme un terme générique.
Pour la 4ème exposition, j'ai réfléchi à cette idée de projet. Un projet est évidemment un programme, c'est-à-dire la chose qu'on écrit avant, à laquelle on se tient ou non.
Dans cette exposition, 3 programmes étaient montrés sous forme de dessins d'assez grands formats qui chacun donnait une liste d'opérations à accomplir pour arriver à un résultat. Ils couvraient trois champs d'investigatio: l'architecture, la photographie ...

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Editos, et d'autres choses, à venir
J'ai depuis plusieurs mois suspendu la rédaction de mes éditos hebdomadaires. Pour deux raisons: 1° la rédaction d'un livre qui me tient à cœur; 2° la refonte totale du site que vous découvrirez dans les prochaines semaines. J'ai hâte de reprendre la publication des éditos pour interroger et partager avec vous les mouvements et soubresauts des arts, des images et de la culture. Merci de votre fidélité à parisART.
A bientôt. 
André Rouillé

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Patrick Tosani, Khaled, 2002. Photographie couleur



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