ART | PERFORMANCE

I Apologize

24 Jan - 24 Jan 2013
Vernissage le 24 Jan 2013

I Apologize évoque à la fois le titre éponyme d’un tube des années 1930 et le souvenir d’une rencontre scénique. Trio d’artistes-musiciens-chanteurs-bruiteurs-programmateurs-performeurs, I Apologize aka Gautier Tassart, Pascal Marius et Jean-Luc Verna puise dans tous les genres, toutes les époques, toutes les figures.

Jean-Luc Verna
I Apologize

Pour ce concert exceptionnel au Centre Pompidou, Verna invite François Sagat, star du porno gay, pour revisiter en profondeur un répertoire jalonné d’icônes fondamentales de l’image et du son: Siouxsie and the Banshees, T-Rex, Sex Pistols, Andrzej Zulawski, Bauhaus, Donna Summer, Barbara, Killing Joke, Cerrone, Stanley Kubrik… Avec la batterie complice de l’artiste Julien Tiberi.

De et avec Jean-Luc Verna
Avec François Sagat (acteur, performeur, chanteur) et Julien Tibéri (artiste plasticien, batteur), Gauthier Tassart (artiste plasticien, bruitages, claviers, programmation), et Pascal Marius (guitares, programmation)
Lumières: Patrick Riou
Son: Norscq

Production Les Spectacles vivants Centre Pompidou, Paris
Sortie du picture-disc septembre 2012
Edition limitée
Label Optical Sound

Repères biographiques
1) I Apologize
Né en 1966, Jean-Luc Verna mêle depuis la fin des années 1980 dans sa pratique artistique la performance, la musique, le dessin, la photographie et la vidéo, tous ces terrains d’expressions formant un ensemble cohérent s’organisant autour du corps, de son propre corps, piercé et maquillé, «un corps de tank, offert, affolant et fragile».

Jean-Luc Verna enseigne à la Villa Arson, prônant le dessin comme acte érotique, se jouant des limites entre les cultures, les époques ou les genres.

Dans ses dessins comme dans ses photographies, il multiplie les références, s’attaquant aussi bien aux grandes figures de l’histoire de l’art qu’à celles de la scène rock actuelle. Artiste total, les media qu’il convoque dessinent et sculptent son propre corps, le mettant perpétuellement en scène, dans la vie comme dans son œuvre. Sa pratique résolument graphique se décline également en décalques, buvards ou photocopies et se rehausse de maquillage et de fard, évoquant l’imagerie de la culture queer. Son univers est aussi peuplé de créatures hybrides: centaures, faunes, fées, fantômes, chanteuses, figures sataniques, morts-vivants… faisant de ses œuvres de complexes procédés de références et de réinterprétations d’œuvres ou de scènes quotidiennes.

Ses idoles sont Siouxsie and the Banshees et T-Rex. Il s’inspire musicalement de la
New-Wave, du Rock, de la Pop et du Disco, ses autres références musicales oscillant entre Iggy Pop, les Cramps, Diamanda Galas, Barbara, les Sex Pistols, The Creatures et Patti Smith. Parmi les artistes ayant influencé son travail, on trouve Léonard de Vinci, Rosso Fiorentino, Gustav Klimt, Otto Dix, Ingres, Delacroix, Degas, Félicien Rops…

Une sélection de ses dessins a récemment été exposée dans le cadre du Nouveau festival du Centre Pompidou 2012, pour «Read Into my Black Holes», une proposition de Gisèle
Vienne et Dennis Cooper, artistes avec lesquelles il collabore régulièrement.
Jean-Luc Verna est aussi acteur, sachant interpréter tous les rôles du film Body double X, de Brice Dellsperger dont l’extension, Body Double 22, fut également présentée lors du Nouveau festival du Centre Pompidou 2012.

Gauthier Tassart est artiste plasticien. Outre son travail de vidéo, il s’intéresse aux pratiques sonores, participe au projet Marconiland en 2000 avec entre autres Lee Renaldo, Radioactivists et Charlemagne Palestine. En 2003 il crée avec l’artiste Christian Vialard le groupe 10Tflops, rejoints plus tard par Julien
Tibéri. Depuis 2010, Gauthier Tassart fait partie du trio I Apologize.
Il enseigne la vidéo à la Villa Arson à Nice où il a participé en 2011 à l’exposition «Le Temps de l’Ecoute».

Né en 1980 à Nice, Pascal Marius est musicien. Il vit et travaille à Paris. Après une formation au conservatoire en guitare classique et jazz, il forme son premier groupe de fusion rock, Tédaïn Tek, en 1996, en tant que compositeur, auteur, guitariste-chanteur. Depuis, il a multiplié les collaborations musicales avec plusieurs formations rock-électro ou encore manouches et flamencos, avec Batista El Uno, Monolyth&Cobalt et deux autres projets plus personnels, Escobar et Cité Anna. Pascal Marius travaille en parallèle sur les dernières créations chorégraphiques Pile et Enjoy the silence de Mickaël Phelippeau, en juillet 2012.

C’est actuellement au côté de Jean-Luc Verna et Gauthier Tassart avec le groupe I Apologize que Pascal Marius compose et arrange les musiques de ce trio performatif. Il créé en
octobre 2012, en collaboration avec Laurent Friquet, le duo Col Cave.

2) Les invités
Né en 1979 à Cognac, François Sagat est un acteur et performeur français apparaissant dans de nombreux films pornographiques gays.

D’abord attiré par l’univers de la mode, il se fait rapidement remarquer sur internet et commence à tourner pour Stéphane Schibick chez le distributeur de films pornographiques Citébeur, sous le pseudonyme d’Azzedine. S’en suit alors une carrière importante dans l’industrie du X gay, tant en France qu’aux États-Unis. Il est reconnaissable à son crâne rasé et tatoué de noir. Le GayVN Award du meilleur acteur lui a été décerné en 2007.
C’est en 2010 qu’il se fait plus largement connaître du grand public en tenant l’un des rôles principaux du film de Christophe Honoré, Homme au bain, aux côtés d’Omar Ben Sellem et Chiara Mastroianni. Le film contribue à dresser le portrait de la personne de François Sagat, filmé comme une icône et au-delà de l’icône, révélant, à côté de ses compétences de «hardeur», son aptitude au dessin et ses talents de danseur.

Débutent alors plusieurs collaborations avec divers artistes et personnalités du monde culturel. Il pose notamment pour le photographe américain Terry Richardson, est interprète de la chanson «Hadès» en duo avec la top modèle autrichienne Sylvia Gobbel, il pose et défile pour le couturier allemand Bernhard Willhem, entre autres contributions et apparitions dans des magazines de mode. Il apparait également dans des documentaires La Nudité toute nue d’Olivier Nicklaus en 2007 sur la pratique performative du nu et Sagat, le documentaire de Pascal Roche et Jérôme M. De Oliveira, reportage biographique, en 2009.

Né en 1976 à Marseille, Julien Tibéri est, en 2004, diplômé de la Villa Arson à Nice.
En 2008 et 2009 il est présent à la Fiac sur le stand de la galerie La Blanchisserie. Il entame en 2011 une résidence à la Cité internationale des arts de Paris.

Julien Tiberi développe une production pour l’essentiel graphique visant à l’élaboration «d’un art d’après le renversement de l’éternité». Tel était le titre de son exposition-manifeste à la
Fondation Hippocrène en 2010. Il dit appréhender le dessin comme «une pensée de la ligne, un système de mémoire étendue», s’appuyant sur l’idée jadis formulée par le peintre Hogarth que la beauté réside dans la ligne ondulée, sinon serpentine.
De fait, Tiberi slalome entre humour et gravité, vérité et fiction, noir et blanc, tentant toujours de troubler les repères.

Informations
20h30
Grande salle, niveau -1

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