ART | EXPO

Empathie

25 Nov - 18 Mar 2018
Vernissage le 24 Nov 2017

L’exposition « Empathie » à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, présente neuf installations vidéo d’Harun Farocki réalisées entre 1995 et 2014 ainsi que sa dernière œuvre, une série de courts métrages. Autant d’œuvres représentatives des recherches du cinéaste allemand sur la question du travail et des modes de production.

L’exposition « Empathie » à la Friche la Belle de Mai, à Marseille, réunit neuf installations vidéo d’Harun Farocki et sa dernière réalisation au long cours autour du thème des modes de production et du travail.

Des installations vidéo d’Harun Farocki autour du thème du travail

Pour la première fois en France sont réunies des œuvres emblématiques d’Harun Farocki portant sur les formes du travail, les modes de production dans les sociétés traditionnelles et industrialisées à différentes époques et sur les exigences de la production capitaliste. Premier volet de l’événement intitulé « Du travail », cette exposition monographique, proposée par la Friche la Belle de Mai en association avec le Goethe Institut, entre en résonance avec une rétrospective et une autre exposition que le Centre Pompidou consacre actuellement au grand cinéaste allemand disparu en 2014.

L’exposition réunit neuf installations vidéo réalisées par Harun Farocki entre 1995 et 2014, une série représentative du travail de l’artiste sur la question du travail. Les œuvres Interface, Travailleurs quittant leur lieu de travail, Travailleurs quittant l’usine en onze décennies, Re-verser, Variation de l’opus 1 de Tomas Schmit, Comparaison via un tiers ou encore L’Argent et la croix témoignent de l’intérêt d’Harun Farocki pour la représentation du travail et de son engagement.

Harun Farocki, une œuvre analytique et critique fondée sur l’empathie

La pratique d’Harun Farocki met son écriture complexe au service d’une analyse rigoureuse de l’institution sociale et donc du travail, et d’une critique récurrente du remplacement du travail manuel par la machine. Utilisant les archives du monde du travail et du monde ouvrier, le cinéaste délivre à travers des films, des installations et des documentaires des convictions profondément humanistes, fondées sur l’empathie.

L’exposition dévoile par ailleurs pour la première fois en France la dernière création au long cours d’Harun Farocki, réalisée avec Antje Ehmann. Intitulée Le travail en une seule prise, elle est composée de cinquante-quatre courts métrages qui ont été filmés en une seule prise dans neuf pays et qui reflètent la diversité des formes de travail qui coexistent actuellement à travers le monde.