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Half life

10 Nov - 08 Jan 2011
Vernissage le 10 Nov 2010

Aucune démarche documentaire n’anime Michael Ackerman, si ce n’est dévoiler sa propre appréhension du monde, faite de sentiments mêlés de tendresse, d’amour, de solitude et d’inquiétude, mais aussi d’interrogations et d’obsessions.

Michael Ackerman
Half life

Aboutissement d’un travail commencé en 2001, Half Life est le troisième opus de Michael Ackerman. Il propose une sélection d’oeuvres en partie inédites.

Après End Time City (1999), déambulation hallucinée dans la ville indienne de Bénarès, puis Fiction (2001), où l’unité de lieu se brise en une suite d’images comme exécutées dans l’urgence entre New York et l’Europe, Half Life affine les contours d’un territoire que Michael Ackerman a dessiné au fil de sa propre vie, centrée ces dernières années sur la Pologne et Berlin.

Portraits et paysages émergent de noirs profonds et de lumières surréelles dont seul l’artiste a le secret. Ils révèlent un univers mental qui emprunte au réel juste ce qu’il faut pour le nourrir.

En effet, aucune démarche documentaire n’anime Michael Ackerman, si ce n’est dévoiler sa propre appréhension du monde, faite de sentiments mêlés de tendresse, d’amour, de solitude et d’inquiétude, mais aussi d’interrogations et d’obsessions.

Half Life esquisse ainsi un récit où le passé et le présent se confondent dans une approche subjective qui brouille tout référent temporel et géographique.

Si de nombreuses photographies furent prises en Pologne –comme s’il se rappelait quelque chose–, Michael Ackerman ne peut s’empêcher de transgresser les frontières, quelle qu’elles soient.

Dans un va-et-vient codé, entre sa propre histoire, et celle, plus vaste, d’une histoire qui est aussi la nôtre, il nous amène à prendre part à un acte purement photographique qui extrait du réel son émanation sensible.

critique

Half life