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Fragments d’une histoire d’amour

07 Mar - 20 Mai 2018
Vernissage le 07 Mar 2018

L’exposition « Fragments d’une histoire d’amour » à la Maison Européenne de la Photographie dévoile une série de photographies que Guillaume de Sardes a consacrée à une relation amoureuse, chaque cliché fixant des instants partagés comme autant d’étapes d’un processus inéluctablement voué à l’érosion.

L’exposition « Fragments d’une histoire d’amour » à la Maison Européenne de la Photographie, à Paris, présente la nouvelle série photographique de Guillaume de Sardes, à travers laquelle il retrace les étapes d’une relation amoureuse.

Guillaume de Sardes fixe en photos les fragments d’une histoire d’amour

La série Fragments d’une histoire d’amour de Guillaume de Sarde se lit comme un carnet intime photographique dans lequel est consignée, année après année, la lente évolution d’une relation amoureuse. Débutée en 2012, année de la rencontre de Guillaume de Sardes avec celle qui allait devenir sa compagne, la série suit à travers des portraits de cette dernière le développement de leur relation, de l’intensité passionnée des premières années à la progressive retombée, jusqu’à l’effritement et la disparition du lien.

Chacune des photographies qui constituent la série Fragments d’une histoire d’amour est datée et légendée à la main par Guillaume de Sarde qui la replace ainsi dans son contexte temporel, géographique, relationnel et sentimental. La première photographie, en noir et blanc, désignée comme « la première image, un premier portrait » fixe l’image de la femme qu’il a rencontrée depuis peu et qui vient d’arriver chez lui. Alors qu’elle pose dans des vêtements qu’elle lui a empruntés se dessine la fantaisie, le mystère et les promesses d’un amour naissant.

Chez Guillaume de Sardes, la photographie épouse la mémoire

En couleur ou en noir et blanc, la vingtaine de photographies de cette chronique d’un amour sont traversées d’une interrogation de Guillaume de Sardes sur la capacité du médium photographique à garder la trace de moments presque insignifiants, dont la grâce repose sur des sensations impalpables. Surtout, captant des instants qu’elle fige dans le temps, la série montre le fonctionnement commun de la photographie et de la mémoire, qui d’une expérience continue ne conserve que des fragments.