DANSE | SPECTACLE

Cités danse connexions #1

13 Jan - 16 Jan 2018

Soirées chorégraphiques mettant en regard deux ou trois spectacles, les Cités danse connexions offre un condensé vitaminé de danse hip-hop. Pour cette édition 2018 du festival Suresnes cités danse, Cités danse connexions #1 réunit Reflets, de François Lamargot et La partie immergée de l'iceberg, de Sonia Duchesne.

Temps forts du festival Suresnes cités danse : les soirées Cités danse connexions. Soient des soirées réunissant plusieurs créations chorégraphiques, comme un écho aux battles mettant en regard différentes approches d’un même art. Avec de jeunes chorégraphes et des pièces courtes (30 minutes environ). Un format condensé, pour une intensité souvent décuplée. Pour cette édition 2018 de Suresnes cités danse, la soirée Cités danse connexions #1 sera menée par Sonia Duchesne et François Lamargot. Avec deux spectacles coproduits par le Théâtre Suresnes Jean Vilar et les deux grands mentors de la danse hip-hop contemporaine : Mourad Merzouki (CCN Créteil) et Kader Attou (CCN de la Rochelle).

Cités danse connexions #1 : La partie immergée de l’iceberg de Sonia Duchesne

En première partie de Cités danse connexions #1, la chorégraphe Sonia Duchesne présente ainsi La partie immergée de l’iceberg. Cultivant les métissages entre danse et théâtre, pour cette pièce chorégraphique, Sonia Duchesne s’appuie sur le film belge L’Iceberg (2005) de Fiona Gordon, Dominique Abel et Bruno. Un conte poétique un peu loufoque, très visuel et gestuel. Fiona, directrice de fast-food noyée dans l’ennui, rêve dans sa chambre froide de pôle Nord et d’icebergs. Un désir d’aventure qu’elle finit par concrétiser avec un marin sourd-muet. Une histoire toute en gestes, à la lisière du mime. Et conjuguant chorégraphie hip-hop, théâtre et cinéma, Sonia Duchesne et ses deux interprètes (Maxime Pliya et Gaëlle Hourdel) crée ainsi une bulle ciné-danse.

Cités danse connexions #1 : Reflets de François Lamargot

Dans la même veine d’une dualité entre image idéalisée, miroitant à l’horizon du désir, et image intriquée dans le réel : François Lamargot présente Reflets. Une chorégraphie qui mobilise elle aussi la vidéo. Pour un solo peuplé d’images, de clones, de spectres, comme autant de potentialités hésitant à s’actualiser. Un jeu dansé sur le réel et ses représentations. Illusions et rêves s’y fondent pour la mise en œuvre tantôt d’une fuite, tantôt d’une poursuite, de soi à soi. Entre Narcisse et Méduse, les reflets fascinent. Et de lacs, en flaques, les espaces urbains accueillent encore des pans de rêves miroitants. Le temps d’une averse ou d’un festival : le ciel tombe par terre et les danseurs acrobates s’envolent. Pour ramener sur scène La partie immergée de l’iceberg, ou l’autre côté du miroir avec ses Reflets. Une soirée onirico-hip hop, où la danse vient ainsi ranimer l’asphalte.