ART | EXPO

L’exposition « Peindre la nuit » au Centre Pompidou-Metz s’intéresse au traitement du thème de la nuit dans la peinture moderne et contemporaine. Les œuvres d’une centaine d’artistes montrent combien la nuit n’a cessé d’être une source d’inspiration majeure dans l’histoire de l’art.

« Peindre la nuit » : la nuit, source d’inspiration majeure dans l’histoire de l’art

Avec l’exposition « Peindre la nuit », le Centre Pompidou-Metz aborde un sujet extrêmement vaste qui renvoie à de multiples champs de questionnement. Aujourd’hui au centre de débats sociétaux, politiques, écologiques et scientifiques, la nuit et son mystère suscitent en effet depuis toujours des interrogations qui se reflètent dans l’art. Elle offre toujours un terrain d’expériences créatives fécond. En explorant le sujet de la nuit, l’exposition repose des questions majeures sur la place le l’homme dans l’univers, sur sa condition et sur le rôle de l’art.

Si elle est centrée autour de la peinture, l’exposition ne se limite pas à ce médium mais le place dans un dialogue avec des œuvres relevant de la sculpture, de l’installation, de la littérature, de la photographie, du cinéma et de la vidéo ou encore de la musique. Elle réunit les œuvres d’une centaine d’artistes, qu’il s’agisse de figures historiques comme  Francis Bacon, Louise Bourgeois, Brassaï, Paul Klee, Henri Michaux et Joan Mitchell ou d’artistes contemporains comme Etel Adnan, Ann Craven, Rodney Graham, Olaf Nicolai et Gerhard Richter.

De Homer et Monet à Giacometti et Richter, diverses façons de peindre la nuit

L’exposition se présente comme une déambulation nocturne : en mettant l’accent sur la perception de la nuit plutôt que sur son iconographie, elle offre une expérience visant à recréer le vertige qu’elle procure. Le parcours se divise en deux parties. La première, intitulée « Se perdre dans la nuit » est consacrée à l’expérience concrète de la nuit, telle que nous pouvons l’observer et la vivre. Elle rassemble les tableaux Nuit d’été de Winslow Homer, Leicester Square, la nuit de Claude Monet, Gratte-ciel éclairé d’Amédée Ozenfant ou encore Night Creatures de Lee Krasner. 

La seconde partie, intitulée « De l’intime au cosmos », s’intéresse au rapport plus abstrait que nous entretenons avec la nuit, qui nous amène à réfléchir à notre place dans l’univers. On y retrouve notamment les tableaux Femme nue couchée (ou : Nu étoilé) de Pablo Picasso, Sternenhimmel (Milchstrasse) d’Augusto Giacometti, Sternbild de Gerhard Richter et Milky Way de Peter Doig qui évoquent la contemplation vertigineuse du ciel étoilé.