DANSE | SPECTACLES

Fous de danse

01 Oct - 01 Oct 2017

Le Centquatre-Paris présente Fous de danse de Boris Charmatz, un événement ouvert à tous qui est à la fois initiation à la danse sous toutes ses formes et présentation de spectacles.

Initialement créé par Boris Charmatz à Rennes en 2015, Fous de danse est un événement entendant promouvoir la danse auprès d’un large public proposé dans le cadre du «Festival d’automne à Paris», en collaboration avec le Centquatre-Paris.

Fous de danse ou la «fabrique collective de la danse»

Directeur du Musée de la danse, Boris Charmatz défend avec conviction la nécessité de pratiquer une danse pouvant être qualifiée de «danse participative», bien qu’une telle dénomination semble insatisfaisante. Plus précisément, Boris Charmatz souhaite mettre en œuvre ce qu’il appelle une «fabrique collective de la danse», dont le Musée de la danse est la réalisation institutionnelle. Ainsi la danse se révèle répondre à un besoin aujourd’hui différemment exprimé, constate-t-il, d’actions communes.

De manière frappante, le Musée de la danse s’organise selon une telle intention, Boris Charmatz voulant d’abord faire de celui-ci un lieu où «Tout peut s’enchaîner, se dissoudre, de manière fluide formant un seul événement plastique et chorégraphique». Les rôles de chacun y sont en quelque sorte interchangeables, le guide pouvant devenir médiateur, performeur ou chorégraphe, et le simple visiteur partie prenante d’un atelier, d’un débat, voire d’un spectacle.

Fous de danse : lieux publics métamorphosés

Fous de danse prolonge cette perspective et se présente comme une véritable initiation à la danse sous toutes ses formes, tout en chacun pouvant pratiquer des échauffements, participer à des chorégraphies, assister à des présentations de soli, de duos, et de spectacles. Si Fous de danse fait appel au public, chacun pouvant être acteur, spectateur, ou se fondre dans une masse en mouvement, cette manifestation souligne la nécessité de transformer notre rapport à l’espace. La stricte distinction de l’acteur et du spectateur que matérialise la séparation du public de la scène, laisse place à un lieu indifférencié où se succèdent un échauffement public dirigé par Boris CHarmatz et Yann Saïz, la présentation de Early Works, pièces courtes de Trisha Brown, ou encore 120, par les étudiants de P.A.R.T.S, l’école fondée par Anne Teresa de Keersmaeker.

Dix-huit danseurs amateurs rennais présenteront Roman photo de Boris Charmatz alors que Ruth Childs, nièce de Lucinda Childs, recrée le quatuor Calinco Mingling. Un Soul Train géant se forme dans lequel deux groupes en ligne forment un couloir à l’intérieur duquel des duos improvisent des danses funky, avant que les danseurs de l’Opéra national de Paris ne proposent Forêt de solos, et que s’ouvre un dance floor, suivi d’extraits du spectacle d’Odile Duboc Trois boléros sous forme d’un duo interprété par Boris Charmatz et Emmanuelle Huynh.