DESIGN | EXPO

Formes en blanc

22 Sep - 21 Oct 2017
Vernissage le 21 Sep 2017

La galerie Mouvements modernes présente «Formes en blanc», une exposition consacrée au travail de créateurs japonais et coréens, privilégiant le verre et le grès. Couleur commune, le blanc révèle la complexité des formes et des volumes de leurs œuvres.

Organisée par la galerie Mouvements modernes, l’exposition «Formes en blanc» propose de découvrir le travail de trois créateurs, japonais et coréens, présentant des pièces faites en grès ou en verre dont la caractéristique commune est leur couleur. Blanches, ces dernières révèlent leurs formes complexes, délicates, et leurs volumes.

Les créations de Sachi Fujikae, Yoshiaki Kojiro, et Bae Sejin permettent ainsi d’apprécier une approche toute personnelle de leur matériau de prédilection : le verre pour Sachi Fujikae et Yoshiaki Kojiro, le grès pour Bae Sejin.

«Formes en blanc» : Sachi Fujikae

Qu’il soit soufflé, moulé, ou sablé le verre est l’élément essentiel de la japonaise Sachi Fujikae. La fragilité naturelle de ce celui-ci requiert certainement une grande maîtrise technique, dont use Sachi Fujikae pour donner forme à des sculptures au dessin abstrait.

Ici, le travail de la forme appelle irrévocablement le savoir-faire technique. Utilisant des feuilles en verre sur lesquelles sont gravés des motifs obtenus au moyen de la technique du sablage, Sachi Fujikae mélange dans un four ce verre blanc à un verre foncé, avant de commencer à souffler cet alliage.

De manière caractéristique, les sculptures de Sachi Fujikae sont d’un blanc nuancé, jouant du contraste entre transparence et opacité pour donner l’illusion de formes flottantes et impalpables.

«Formes en blanc» : Yoshiaki Kojiro

Privilégiant aussi le verre, le créateur japonais Yoshiaki Kojiro aime toutefois recourir aux alliages de matières. Mélangeant poudre de chaux, de cuivre, et de verre, Yoshiaki Kojiro parvient à transformer le verre en utilisant ses propriétés naturelles. Le verre en fusion conserve en effet le gaz libéré par la chaux et le cuivre, laissant apparaître des parties fissurées. Formes et fissures sont étroitement liées puisque l’instant même où se fissure le verre détermine sa forme future.

«Formes en blanc» : Bae Seijin

Travaillant quant à lui le grès, le coréen Sae Beijin rend hommage à sa manière à l’une des pièces les plus célèbres de Samuel Beckett, En attendant Godot. Le temps est son motif premier et Bae Seijin entend exprimer l’attente infinie décrite par Beckett en multipliant les éléments constitutifs de chacune de ses créations. Tout élément est alors identifié par une marque ou un numéro pour se fondre et disparaître dans un ensemble plus vaste. Par là, la singularité s’efface au profit de la totalité de l’œuvre.