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Florence Lazar

12 Fév - 02 Juin 2019

L’exposition consacrée à Florence Lazar au Jeu de Paume, à Paris, réunit des films et des photographies datant de 2000 à aujourd’hui qui s’attachent à relire des événements dans des contextes géographiques et sociaux particuliers à la lumière de récits minoritaires.

L’exposition « Florence Lazar » au Jeu de Paume, à Paris, présente l’œuvre de l’artiste, cinéaste et photographe à travers des films et des photographies réalisés entre 2000 et aujourd’hui.

Films et photographies documentaires de Florence Lazar

L’exposition met en perspective l’œuvre de Florence Lazar à travers un choix de films et de photographies produits depuis 2000 ainsi qu’une nouvelle création conçue par l’artiste pour l’occasion en Martinique. Ces réalisations dans lesquelles la forme documentaire domine et qui se construisent par l’enquête ont pour objet d’étude récurrent des récits minoritaires qui s’inscrivent dans des contextes géographiques et sociaux particuliers, ainsi que le processus de transmission de l’histoire.

Née à la fin des années 1990, lorsque prend fin la guerre d’ex-Yougoslavie, la pratique vidéo de Florence Lazar est motivée par le besoin de comprendre ce qui vient d’avoir lieu puis par celui rendre compte de différentes situations générées par le conflit, qui donnera lieu à un ensemble de films. Les œuvres de Florence Lazar, films comme photographies, consiste à relire les événements en mettant en lumière des positionnements minoritaires et en s’intéressant à la notion de transmission dans des contextes d’effacement ou d’étouffement de la mémoire collective.

Florence Lazar fait entendre des récits minoritaires

Ainsi, dans le film Les Paysans, réalisé en 2000, un paysan serbe exprime sa vision du régime de Milošević. Le film de 2002 intitulé Femmes en noir dévoile une autre facette de la guerre en ex-Yougoslavie à travers la voix dissidente et féministe d’un groupe de parole féminin, tandis que le film de 2014 intitulé Kamen (Les pierres) montre comment la falsification de l’histoire s’inscrit dans la continuité de l’épuration ethnique dans l’actuelle République serbe de Bosnie. La Série photographique au collège Aimé-Césaire utilise des couvertures de livres, des affiches, des revues et des cartes saisies par des collégiens pour raviver les débats autour de la période de la décolonisation.