ART | EXPO

Figures de l’humain (1): l’autre e(s)t moi

15 Jan - 19 Mar 2011
Vernissage le 15 Jan 2011

À travers une pluralité d’images, de formes et d’univers, les oeuvres rassemblées dans cette exposition mettent en jeu la question de l’identité en interrogeant l’humain dans sa complexité.

Communiqué de presse
Pauline Curnier-jardin, Pauline Fouché, Elina Juopperi, Laurence Nicola, David Ortsman, Sung-A Yoon, Lorena Zilleruelo
Figures de l’humain (1): l’autre e(s)t moi

« Figures de l’humain (I): l’autre e(s)t moi », est le premier volet d’une programmation consacrée à la question de la représentation de l’humain dans l’art contemporain. Cette exposition rassemble sept artistes émergents, issus de l’Ecole nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy sélectionnés d’après des propositions de Michèle Waquant, artiste et enseignante à l’école.

À travers une pluralité d’images, de formes et d’univers, les oeuvres rassemblées mettent en jeu la question de l’identité en interrogeant l’humain dans sa complexité. Parmi ces différentes approches, le monstrueux, l’animalité ou la choséité sont autant de partis pris qui font surgir la part de l’humain au-delà des apparences, voire au-delà des visages et des corps.

Les figures présentées relèvent ainsi d’artifices, de postures et de signes qui évitent les poses et traduisent les multiples facettes de l’humain –y compris dans sa cohabitation avec l’inhumain. Se forment ainsi des territoires d’exploration de l’humain, où l’acuité des regards se charge tour à tour d’une dimension absurde, ironique, tendre, humoristique, politique ou sensuelle.

Si l’exposition rend compte d’une confrontation permanente de l’homme avec les événements, avec l’espace et le temps, l’histoire et les objets, elle est principalement orientée autour de la confrontation des hommes entre eux.
C’est le choc de ces confrontations qui donne forme(s) à l’humain en l’inscrivant dans ses réalités. Empreintes de fragilité, celles-ci nous sont données à voir et à entendre dans leur singularité mais aussi dans leur potentialité à dépasser l’intime et le particulier pour rejoindre le vaste ensemble du genre humain.

Ces oeuvres opèrent toute une série de déplacements, densifient les points de vue, intervertissent les rôles et font glisser les définitions. Entre l’autre et moi, une infinité de relations qui rapprochent autant qu’elles séparent. Une foule de formes qui projettent une vision kaléidoscopique de l’humain. Et si l’autre, c’était moi?