ART | EXPO

Traversé(e) 

08 Sep - 06 Oct 2018
Vernissage le 08 Sep 2018

L’exposition « Traversé(e) » à la galerie Praz-Delavallade, à Paris, réunit de nouveaux dessins à l’encre et à l’aquarelle de Fabien Mérelle qui déploient par un style d’un grand réalisme des visions nourries par l’imaginaire, les rêves et l’enfance.  

L’exposition « Traversé(e) » à la galerie parisienne Praz-Delavallade présente de récents dessins de Fabien Mérelle dans lesquels la précision du trait est mise au service d’un univers énigmatique et onirique.

« Traversé(e) » : le réalisme fantastique des dessins de Fabien Mérelle

Les dessins de Fabien Mérelle, réalisés à l’encre et à l’aquarelle sur papier, sont caractérisés par une extrême minutie, un soin apporté aux détails, et résultent d’un travail que l’on devine long, patient et appliqué. Par ce processus, ils parviennent à une précision et un réalisme saisissants, qui n’ont d’égal que la nature fantastique de leurs représentations. Ce sont en effet les rêves, l’imaginaire et les visions d’enfance qui nourrissent les œuvres de l’artiste.

Souvent tracés sur un fond blanc qui les prive de toute contextualisation et les place dans un infini ouvert à tous les possibles, les dessins de Fabien Mérelle jouent avec la figure humaine qu’ils déforment, transforment ou propulsent dans des situations et des environnements improbables, entre humour, métaphores et références à l’histoire de l’art.

Fabien Mérelle revisite ses dessins d’enfant

Ainsi le dessin intitulé Dégel montre un homme en short et t-shirt isolé au milieu d’une étendue de glace, au pied de montagnes ; dans celui intitulé Jamais seul, le même personnage marche dans la neige qui lui arrive à la taille, suivi par six loups ; dans Serpent, c’est un reptile qui poursuit un homme le long d’un tronc d’arbre dénudé qui semble sans fin.

Menant plus loin encore sa démarche de mise en scène de l’humain et de recontextualisation, Fabien Mérelle a réalisé certaines de ses œuvres récentes à partir de ses dessins d’enfants qu’il avait conservés et qu’il a complétés, trente ans plus tard. Au milieu des motifs et des tracés enfantins pleins de couleur s’immiscent des figures et des détails au trait précis et en noir et blanc, par lesquels dialoguent le dessinateur enfant et adulte, et qui les complètent ou leur confèrent un nouveau sens. Une vache vient habiter un paysage paisible surmonté d’un arc en ciel ; ailleurs, un homme se juche sur le dos d’un cheval pour Décrocher la lune.