Communiqué de presse
Saâdane Afif, Jean-Pierre Bertrand, Jordi Colomer, Didier Faustino, Mathew Hale, Armand Jalut, Didier Marcel, Orlan, Dan Perjovschi, Allan Sekula, Christian Hidaka, Maria Thereza Alves, Yuri Leiderman, Elisa Pône, Raphaël Zarka
Panorama
«Panorama» est une exposition collective composée d'oeuvres d'artistes de la galerie. L'exposition répond au double sens du mot-titre: en même temps vaste paysage et vue d'ensemble d'une situation. «Panorama» exprime la diversité des oeuvres présentées (sculptures, peintures, vidéos, dessins...) et une idée du programme de la galerie.
— Saâdane Afif, Stalactites (Few More Mistakes), 2004
Suspendu au plafond, Stalactites reprend l'oeuvre d'André Cadere Six barres en bois rond (1975). Les couleurs originales, issues de principes mathématiques développés au gré des pérégrinations de Cadere dans l'espace urbain, sont ici retravaillées en nuances de gris sous le tire Few More Mistakes. Afif fige l'ensemble des promenades de Cadere et crée une oeuvre sur les principes du remix et de la continuation qui lui sont chers. Avec cette oeuvre, il évoque tour à tour la déambulation dans l'espace urbain, la notion de Copyshare, de déplacement et de perspective. Lauréat du Prix Marcel Duchamp 2009, Saâdane Afif expose son projet Anthologie de l'humour noir au Centre Pompidou jusqu'au 3 janvier 2011.
— Jean-Pierre Bertrand, Red 001136, 2006
«Les peintures plasmiques sont l'empreinte d'un corps transparent, au ras, au plus proche du volume de plexiglas. L'empreinte affleure à la surface, demeure fraîche, ne coagulera pas. Elle semble être un creux dans l'uniformité cadrée de la surface. Les cadres qui l'entourent sont, selon, facteurs d'apparition ou de disparition des empreintes dans la surface qu'ils circonscrivent, en particulier les cadres en matière noire, alors que le rôle des cadres meulés, argentés mats, serait de s'en écarter, de la laisser vivre. Ils se veulent neutres, la neutralité étant en soi un choix.
Le rouge acquiert un fort pouvoir de coagulation mélangé à une faible quantité de miel. La légère nuance colorée est le résultat du trajet du rayon lumineux après qu'il a traversé le papier au medium pratiquement translucide, rebondi sur un fond coloré jaune vert que les papiers occultent pour les traverser à nouveau en sens inverse. Il y a translation optique au sein de la très faible épaisseur du cadre.» Jean-Pierre Bertrand
— Jordi Colomer, Anarchitekton (Bucarest), 2003
«Pour la série Anarchitekton, je me suis inspiré d'une part des Architectones de Malevitch, oeuvres suprématistes conçues dans les années 30, et d'autre part des maquettes que les bolcheviques réalisaient à la même époque pour inciter la population à emménager dans les nouvelles habitations construites par le régime.
En réalisant les oeuvres de la série Anarchitekton, je cherchais à évoquer la valeur fonctionnelle de l'architecture et celle plus plastique liée à l'imaginaire des villes. J'ai ensuite filmé et photographié un comédien que je considère un peu comme «mon double», qui porte les maquettes en courant à travers la ville, à Barcelone, Bucarest, Brasilia et Osaka. On s'aperçoit très vite des disparités et spécificités de chacune de ces villes. Les maquettes semblent échappées d'un décor. Ces déambulations rendent compte des contextes historiques, des utopies architecturales, et des bouleversements économiques qui dessinent l'espace urbain.» Jordi Colomer
— Didier Faustino, Hand Architecture, 2009
Le mégaphone est d'habitude utilisé pour communiquer auprès d'une large audience. Ici il devient un mode de rencontre entre deux individus. À l'aide d'un silencieux, l'utilisateur du mégaphone peut chuchoter un message intime à une seule personne. C'est l'antithèse d'une démonstration, une sorte d'intimité collective impliquant seulement deux personnes, n'importe où dans l'espace public. La personne «capturée» par Hand Architecture devient visuellement isolée de son environnement, sa seule référence étant la voix de son interlocuteur.
— Mathew Hale, Pages of the Miriam Books, Page 179 of Die neue Miriam, 2007
Mathew Hale définit ses collages et ses dessins comme les résultats d'«improvisations associatives», affirmant ainsi le hasard comme outil sélectif et mode d'élaboration de ses oeuvres. Son esthétique du détournement opère des raccords inattendus entre des images hétérogènes et produit tour à tour un langage
politique et/ou humoristique.
— Armand Jalut, Paesagio Grandioso I, 2010
«Ces séries de pizzas sont ...
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