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Exister, exister seulement

04 Mai - 25 Juin 2017

L’exposition « Exister, exister seulement » au Château d’Eau, pôle photographique de Toulouse, présente deux séries de photographies de Jacques Camborde. Une série de visages marqués par la tristesse mise en regard de visages s’abandonnant à la joie répondent à des questions essentielles sur la condition humaine.

L’exposition « Exister, exister seulement » au Château d’Eau, pôle photographique de Toulouse, met en regard deux séries de photographies de Jacques Camborde consacrées aux deux émotions essentielles de l’existence : la joie et la tristesse.

Jacques Camborde photographie les larmes et le rire

Les séries photographiques Le don des larmes et La force majeure réalisées entre 2014 et 2016 par Jacques Camborde s’intéressent à deux émotions fondamentales : la tristesse pour la première et la joie pour la seconde. Il en résulte une série de portraits pris de face jusqu’en haut du buste, nu pour la série Le don des larmes et habillé pour la série La force majeure. Pour la première, des femmes et des hommes ont posé pour le photographe en se plaçant dans une condition mentale qui provoque expression de douleur, tétanisation, yeux rougis et larmes. Dans la seconde défilent des visages riant aux éclats, s’abandonnant à la joie.

De la tristesse à la joie : exister, exister seulement

Par un dialogue entre les deux séries, l’exposition offre un catalogue des expressions humaines. Mais au delà de ce répertoire visuel, c’est à une démarche philosophique que se livre Jacques Camborde : en explorant la tristesse et la joie, il apporte une réponse à la question de savoir ce qu’est exister. Les deux émotions fondamentales renvoient directement à la condition humaine.

En nous plaçant face à des visages exprimant des émotions les plus brutes, les photographies de Jacques Camborde nous incite à voir ce qui d’ordinaire est invisible et impensé au cœur de nos existences. La série Le don des larmes renvoie chacun à ses peurs intimes, à la sensation du caractère absurde, dérisoire et donc tragique de la vie et de la mort. Mais son pendant, la série La force majeure illustre la plénitude atteinte une fois que l’on accepte notre finitude. L’esprit débarrassé de l’angoisse de la mort peut s’abandonner à une joie simple qui est celle de vivre : « Exister, exister seulement ».