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Emporte-moi

07 Mai - 19 Sep 2010
Vernissage le 07 Mai 2010

Le titre onirique de l’exposition donne le ton. Les vidéos, photographies, sculptures et installations réunies ici évoquent les bouleversements suscités par l’amour en écartant adroitement l’écueil du «fleur bleue».

Communiqué de presse
Marina Abramovic & Ulay, Bas Jan Ader, David Altmejd, Fiona Banner, Diane Borsato, Rebecca Bournigault, Anne Brégeaut, k r buxey, Sophie Calle, Lygia Clark, Claude Closky, François-Xavier Courrèges, Michel de Broin & Ève K. Tremblay, Tracey Emin, Christelle Familiari, Hans-Peter Feldmann, Felix Gonzalez-Torres, Douglas Gordon, Kevin Francis Gray, Carsten Höller, Jesper Just, Janice Kerbel, Thierry Kuntzel, Ange Leccia, Melanie Manchot, Ryan McGinley, Monique Moumblow, Hayley Newman, Christodoulos Panayiotou, Cécile Paris, Pierre et Gilles, Prinz Gholam, Smith/Stewart, Jana Sterbak, Sam Taylor-Wood, Jean-Luc Vilmouth, Jorinde Voigt, Andy Warhol, Cerith Wyn Evans
Emporte-moi

Commissariat: Nathalie de Blois et Frank Lamy
Frank Lamy et Nathalie de Blois, les commissaires de l’exposition, «Emporte-moi/Sweep me off my feet», déclarent: «le thème pourrait sembler à première vue léger (…), mais sa richesse est insoupçonnée. Les émotions liées au transport amoureux sont d’une complexité infinie». Ainsi, l’approche de l’exposition tourne volontairement le dos à l’ironie pour montrer la façon dont les artistes contemporains poursuivent leurs investigations des figures imposées du langage amoureux; réinterprétées avec force, elles oscillent sans cesse entre enchantement et anéantissement.

Avec cette nouvelle exposition de groupe, le Mac/Val n’a pas tant voulu questionner l’Amour que favoriser l’épanouissement des émotions, librement. Vidéos, photographies, sculptures et installations d’une quarantaine d’artistes de renommée internationale, nous livrent une vision inédite du sentiment amoureux, écartant adroitement l’écueil du «fleur bleue».

Le titre onirique de l’exposition, «Emporte-moi / Sweep me off my feet», donne le ton — les oeuvres réunies au Mac/Val pour sa nouvelle saison, évoquent les bouleversements suscités par l’amour non sans provoquer l’émoi des visiteurs. Qui mieux que les artistes pourraient être les virtuoses de l’interprétation d’un large répertoire d’émotions ? Pêle-mêle: le couple, la relation fusionnelle, le ravissement, la passion, les chansons d’amour, les larmes, les histoires de baisers… occupent tour à tour une place centrale dans l’exposition. Dès lors, comment définir l’Amour sur le mode contemporain ? Comment déceler, dès aujourd’hui les nouveaux contours de cette « carte de Tendre» ?

En songeant à ces notions, les commissaires ont choisi des oeuvres qui s’imposent comme évidence, dans un dialogue immédiat, pour nous offrir l’élixir exquis de la puissance des sentiments. Elles ont pour point commun de résonner longtemps, de se livrer par petites touches au regard, comme des friandises; tout en conservant leur part de mystère. La scénographie de l’exposition propose aux visiteurs une déambulation faite d’échos, de clins d’oeil, de surprises — au Mac/Val la cartographie de l’Amour, ou pour être plus précis des sentiments, ne nous est guère proposée comme une série d’expériences clefs en main, mais serait plutôt un itinéraire subtil, une initiation.

L’émotion est bien l’onde de choc de l’exposition, une commotion qui initie les sentiments. Symboles et mythologies sont également de la fête. Ainsi, l’oeuvre Rest Energy d’Abramovic et Ulay, visuel de l’exposition, est une interprétation contemporaine de Cupidon: de part et d’autre de l’arc, le couple tend la corde, s’apprêtant à envoyer la flèche en plein coeur de la passionnaria/Marina Abramovic. Amour tendre ? Amour vache ? L’ambivalence de nos sentiments est bien l’un des moteurs de l’exposition : la légèreté de l’amour cède parfois la place à la difficulté d’aimer et d’être aimé.

Le transport amoureux se décline sous toutes les formes: photographies (Pierre et Gilles, Bas jan Ader, Lygia Clark…), dessins (Jorinde Voigt,…) vidéos (Andy Warhol, François-Xavier Courrèges, Douglas Gordon, Sophie Calle, Cécile Paris…), installations (Ange Leccia, Cerith Wyn Evans…), sculptures (Kevin Francis Gray, Fionna Banner, David Altmejd…) et objets (Carsten Holler, Christelle Familiari, Jana Sterbak, Anne Brégeaut…) venant ainsi retracer une épopée grandiose et intime qui couvre ces quatre dernières décennies.

Passé toutes les épreuves, dont celle du temps, le visiteur en proie à l’ivresse des sentiments a l’occasion rare de pouvoir regarder au-delà des apparences, des oeuvres qui ne sont pas uniquement destinées à faire image ni à livrer une vérité lisse.

Evénements

Dimanche 9 mai, 6 juin, 4 juillet, 1er août, 5 septembre
Dans le cadre de l’exposition «Emporte-moi / Sweep me off my feet», projections un dimanche par mois.
Auditorium gratuit:
— 14h. The Lovers: The Great Wall Walk, Marina Abramovic & Ulay, 1988, 72 min.
— 17h30. No Sex Last Night, Sophie Calle, 1992, réalisé avec Greg Shephard, 1 h 15 min.

critique

Emporte-moi